REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris
30
Jeu, Mar

« Sur instruction du président de la République, je vous notifie la cessation de vos fonctions, en qualité d’ambassadeur […] et de votre rappel définitif. ».

On se saurait être plus sec que ne l’a été Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo pour notifier à seize ambassadeurs congolais leur rappel au pays. La raison de cet oukase brutal daté du 25 janvier dernier qui invite les concernés à « prendre les dispositions usuelles » pour un retour au pays : « le vieillissement de certains chefs de mission, une présence en poste trop longue (entre dix et vingt ans), contrairement à la règle qui fixe le mandat des diplomates à quatre ans, et l’inefficacité », selon le ministre.

Ajouté à ce problème, réel dans certains cas, la crise économique que traverse le Congo depuis la baisse du prix du baril et la gabegie des tenants du régime.

Les « heureux élus », rappelés sont : Marie-Thérèse Avemeka (Namibie), Valentin Olessongo (Maroc), Célestine Kouakoua (Guinée équatoriale), Jean-Marie Mowele (Nigeria), Pierre Michel Nguimbi (Sénégal), Raphaël Malonga (Égypte), Gabriel Entcha Ebia (Centrafrique), Jean-Baptiste Dzangue (Angola) et Gisèle Bouanga Kalou (Cameroun), Jean-Marie Adoua, ambassadeur et délégué permanent du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, Jacques Yvon Ndolou (Allemagne), Luc Okio (Suisse), Félix N’goma (Inde), Aimé Clovis Guillond (Russie), Pascal Onguiembi (Cuba) et Roger Julien Menga (Belgique).

Le Congo n’aura-t-il plus d’ambassadeurs dans ces pays ?  Certaines sources avancent que depuis quelques années Kiki Nguesso disposait d’un réseau qui de toute façon supplantait déjà les chefs de missions diplomatiques et que c’est  ce réseau qui disposait des fonds qui leur étaient en principe destinés. Avec le rappel de tous ces ambassadeurs Kiki devrait donc placer ses pions dans les chancelleries, en prévision de la succession programmée de son père.

Challenge.fr

Les hauts dignitaires congolais n’ont pas la côte auprès des juges français. Selon nos informations, l’actuel président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, Justin Koumba, âgé de 69 ans, a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire menée à Paris par la juge Patricia Simon. Les enquêteurs de l’Office centrale de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) le soupçonnent d’avoir blanchi en France de l’argent issu de détournements de fonds sur des marchés publics passés par l’Assemblée de Brazzaville. 

Lire l'article en intégralité

France : Les avoirs de trois opposants africains gelés

Deux opposants tchadiens et un Congolais sont concernés par le gel de leurs avoirs pour une durée de six mois que le ministère français de l'Économie a annoncé mercredi.

"Les fonds, instruments financiers et ressources économiques" des Tchadiens Mahamat Mahadi Ali et Mahamat Nouri, ainsi que ceux du général congolais Ferdinand Mbaou, ont été gelés "pour une durée de six mois", selon trois arrêtés des ministres de l'Économie et de l'Intérieur publiés le 19 janvier au Journal officiel.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Économie n'a pas donné plus de détails sur les raisons de ces gels.

Mahamat Mahadi Ali est le président du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), un mouvement de rébellion armé créé début avril 2016.

Le FACT est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), mouvement fondé par l'un des plus influents chefs rebelles tchadiens, le général Mahamat Nouri, également visé par ces sanctions.

En février 2008, l'UFDD, réunie avec d'autres rébellions au sein de l'Alliance nationale (AN) dirigée par Mahamat Nouri, avait mené une offensive sur N'Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Idriss Déby, retranché dans son palais.

Le général Ferdinand Mbaou, installé en France depuis 1999, est quant à lui un opposant déclaré au président congolais Denis Sassou Nguesso.

Ancien chef de la garde présidentielle de Pascal Lissouba (1992-1997), le général Mbaou est parti en exil avec ce dernier en 1997 quand Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir par les armes à l'issue de la guerre civile.

"Mes comptes ont été gelés parce que je m'organise pour aller renverser militairement le pouvoir de Sassou Nguesso", a déclaré Ferdinand Mbaou à l'AFP.

"Je me demande pourquoi (les responsables français, ndlr) m'ont sanctionné, alors que je suis ici depuis très longtemps et qu'ils savent qui je suis et quel est mon point de vue", a-t-il observé.

"Je vais faire un recours. Je ne suis pas terroriste, autrement (le général Charles) De Gaulle était un terroriste", a-t-il ajouté en ajoutant que cette sanction "ne change en rien" sa démarche.

Avec AFP

Lire également l'article de " Libération " sur le sujet

La France gèle discrètement les comptes de trois opposants africains

Qui se préoccupe encore du sort de la région du Pool ?  Peu de monde en vérité, et surtout pas ses propres enfants. Les Tchibambelela, Claude Nsilou, Mvouba,  Adélaïde Moughany,  Kolelas… préfèrent botter en touche et se donner bonne conscience en faisant tout endosser au seul  Ntumi la responsabilité de la tragédie que vit leur région. Par crainte de perdre leur fromage, ils feignent d’ignorer que Frédéric Bintsamou, une créature de Pierre Oba, peut-être aujourd'hui échappée,  est pour le clan mbochi au pouvoir le plus sûr garant de ce qu’il voudrait que cette région soit : un territoire assiégé, écrasé, humilié. Chacun sait que le pouvoir fait semblant de pourchasser Ntumi. En réalité il a besoin de lui, il le protège même car il est un bouc émissaire justifiant qu’on éradique ces bakongo têtus qui représentent pour eux un danger.

Les fils et filles du Pool qui collaborent avec le dictateur continuent donc de détourner le regard sur ce qui se passe. Ils n’ont pas pu ne pas voir, par exemple, la semaine dernière, les engins militaires du type de ceux qu’on voit à la télévision dans la bataille de Mossoul, traversant Bacongo et Makélékélé, de retour du front avec à leur bord des soldats chantant dans une langue inconnue. Que ne se rendent-ils pas à Nganga Lingolo où un péage a été dressé ? Ils y verraient comment les soldats du pouvoir ont transformé les rares camions de transport de marchandises qui sillonnent le secteur par des voies détournées en véritable fonds de commerce.

Auprès des villageois qui ont pu fuir la zone, ils entendraient leurs témoignages. Ils apprendraient comment la soldatesque du  dictateur s’adonne  au pillage du bétail, à la récolte des safous et des mangues dans les villages Makana, Mayitoukou, Koubola..., avant de couper les arbres fruitiers.  Qu’ils essaient d’aller plus loin que Nganga Lingolo pour voir comment l’insécurité créée est totale.

Combien de temps durera le siège du Pool ? Sans doute autant de temps que le dictateur le décidera, lui qui nie la réalité de cette guerre, tout en interdisant néanmoins son accès aux ONG. Massacrer en silence et à huis clos, c'est ce qu'il a toujours su faire de mieux.

XXXXXXXX

Brève

  Un des éléphants apparus dans le secteur de Kinkala a projeté avec sa trompe un enfant dans les herbes. Les enfants suivent les éléphants dans l’espoir de ramasser leurs excréments, qu’ils revendent au prix de 150 000 FCFA (228 euros).

Pas une voix PCT ne devrait en principe manquer aujourd’hui mardi 18 décembre lors de la mascarade de vote pour la levée de l’immunité parlementaire d'Okombi Salissa d'ores et déjà décrétée par Sassou en personne. Non que les députés PCT le feraient de gaité de cœur. Dans ce pays transformé en prison à ciel ouvert où l’on peut être assassiné ou arrêté pour avoir levé son petit doigt, les petits soldats du PCT ont peur. Peur pour leur vie ou simplement d'être privé de leur fromage à la veille des élections législatives.

Il n’y aura donc aucun suspens. D'autant que le pouvoir aurait entrepris en même  temps de corrompre  les "  honorables ",  tout en cernant le siège  de l'assemblée par des soldats armés jusqu'aux  dents.  Personne n’ira contrarier un dictateur décidé à terroriser l’opposition, surtout après la mésaventure de son mémorable faux rendez-vous avec Donald Trump et de son retour calamiteux à Brazza à bord d'Air Mayima.

Témoin à charge contre Okombi Salissa, " Jeune Afrique " du parent François Soudan alias « Monsieur Arlette Nonault » a été rappelé à la rescousse. Ce journal a rappelé opportunément le  « parcours singulier [d’Okombi Salissa] qui a échappé à la plupart des commentateurs, lesquels ne retiennent de lui que son statut – récent – d’opposant radical au régime. Ce natif de Lékana, formé en RD Congo et en Ukraine, a en effet directement participé à la guerre de 1997 en tant que chef Cobra (la milice proche de Denis Sassou Nguesso). Sous la direction de Camille Oko, il était le numéro deux du Front 400 face aux troupes de Pascal Lissouba, au cœur de Brazzaville, théâtre de nombreuses exactions de part et d’autre. Ministre de DSN pendant quinze ans et membre du bureau politique du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), il ne s’est jamais séparé de ce que l’on appelle alors son « écurie » : plusieurs centaines de jeunes, originaires pour la plupart du quartier de Poto-Poto à Brazzaville puis de Lékana, chargés entre autres de se mobiliser lors des déplacements du chef de l’État et organisés en quasi-milice sous le couvert d’une association, le CADD-MJ ».

Gageons que JDO et Ndengué (à la manœuvre dans cette opération destinée à remplir les prisons pour faire le vide), qui rêvent de succéder à Sassou contre le fils du dictateur, ne s’arrêteront pas en si bon chemin : après Ntsourou, Mokoko, Paulin Makaya, Ghys Fortuné Dombe..., à qui le tour ? Kolélas ? Frédéric Bintsamou ? Les paris sont ouverts.

Le pouvoir de Brazzaville est actuellement sans boussole. Au fond, il s’est considérablement affaibli. En témoignent le niveau de sa barbarie et de sa violence gratuite. Bien plus que son avion Falcon Mayima-Air-Line, c’est l’ensemble des passagers à bord de cet appareil et de son équipage que les américains auraient dû retenir pour de bon.

Notre confrère est victime de la liberté d’expression qu’il a toujours chérie dans son journal " Talassa " : son dernier article, qui décrit par le menu le fiasco de Sassou aux USA lors de son faux rendez-vous avec Donald Trump n’est sans doute pas étranger à son interpellation. Ses autres papiers sur Ndengué et autres officiers de l’armée et de la police ont fait le reste.

Plus d'articles...

Mwinda sur Twitter

Facebook