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Dim, Avr
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Le ciel s’assombrit pour le PCT et la majorité présidentielle. Un à un les rats quittent le navire Nguesso à la dérive. Le RDD de Yhombi Opango et l’UP de Jean Martin Mbemba ont déjà rejoint le collectif des partis opposés à au changement de la Constitution. Le MCDDI, le RDPS, le MDP de Jean Claude Ibovi, le MSD de Blanchard Oba, le Rassemblement citoyen de Jean Claude Nsilou, le PSVR de Michel Mampouya, la DRD d'Hellot Mampouya ont fait défection.

Un Collectif réunissant à la fois des personnalités représentant les partis d’opposition et des représentants de la majorité et des associations de la société civile vient de voir le jour à Brazzaville. Un engagement pour faire obstacle au projet de Sassou a été signé à cette occasion. Espérons qu'il ne s'agisse là que d'un premier pas, le collectif ayant vocation à s'ouvrir y compris à des patriotes membres du PCT susceptibles de faire défection et aux associations de la Diaspora...

Alors que ses partisans attendaient qu'il confirme clairement son projet de changement de constitution par réferendum populaire annoncé lors de son retour de voyage à Cuba, Sassou a tenté l'opération de camouflage suite à la déclaration de son parti, le PCT, voix de son maître, qui s'est prononcé favorablement sur le changement de constitution.  Ce rideau de fumée répandu par Sassou traduit la peur du pouvoir face à la résistance déterminée des Congolais contre son projet de rempiler en 2016.

Donc, d’un côté les frères Kouachi et Coulibaly, des français nés et grandis en France, éduqués à l’école laïque républicaine. Tous ont commis les actes barbares que l’on sait. D’un autre côté, un immigré de 24 ans arrivé en France depuis huit ans grâce à un regroupement familial, éduqué selon la tradition africaine dans son village de Kayes au Mali et qui vient administrer une leçon d’humanité. Pour son acte de bravoure ce garçon sera naturalisé français ce mardi. Cherchez l’erreur !

A l’image des journalistes et des dessinateurs de Charlie Hebdo qui ont toujours refusé, au prix de leur vie, de renoncer à la liberté de la presse, mutatis mutandis l’évêque de Kinkala refuse, de la même façon, de céder à la peur, même quand certains poussent au crime, le désignent comme une cible à abattre. En effet l’exercice n’est pas sans risque au Congo, la soutane ne protégeant nullement les hommes de Dieu. Chacun se souvient comment le cardinal Mgr Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, a été sauvagement assassiné pendant des troubles politiques, en 1977.

Il vaudrait donc mieux s’arcbouter sur son pouvoir et mourir sur le fauteuil présidentiel quitte à entraîner tout le clan dans l’abîme. Après moi le déluge. Comment diable vouloir s’enraciner au pouvoir au point de ne pas craindre de sacrifier la vie de milliers de ses compatriotes ?

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