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Lu dans le « Monde » (29/9)

Les juges en charge de l’enquête dite des « biens mal acquis » ont saisi plusieurs propriétés, notamment une luxueuse demeure dans les Yvelines, soupçonnant un neveu du président congolais Denis Sassou Nguesso d’en être le véritable propriétaire, a appris l’Agence France-Presse, mardi 29 septembre.

Selon une source proche du dossier, les juges ont ordonné le 15 août la saisine de deux biens immobiliers, l’un à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et l’autre, la villa Suzette, une demeure de près de 500 mètres carrés au Vézinet (Yvelines). Les enquêteurs sont persuadés que « leur véritable propriétaire », dissimulé derrière des sociétés écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso.

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Congo : Sassou Nguesso, président inéligible, en campagne

(AFP 29/09/15

Le président congolais Denis Sassou Nguesso semble lancé dans une véritable campagne électorale alors que la Constitution du Congo-Brazzaville lui interdit de briguer un nouveau mandat en 2016.

Depuis plusieurs mois, son compte Twitter, la radio-télévision publique congolaise et divers sites internet relaient des messages présentant le chef de l’État comme "l’homme de la situation", "l'apôtre de la paix", "l'artisan de la démocratie" ou encore le "bâtisseur infatigable", en allusion aux infrastructures réalisées dans le pays, en grande majorité par des entreprises chinoises.

Dans les rues de Brazzaville et d'autres villes du Congo, ce sont de grands panneaux d'affichage qui vantent le "travail" du président pour son peuple.

M. Sassou, 72 ans cette année, cumule plus de 32 ans à la tête du pays, et la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat à la présidentielle programmée mi-2016.

Le 22 septembre, il a annoncé son intention de soumettre à référendum sous peu un projet de nouvelle Constitution qui ferait sauter les deux verrous l'empêchant de se représenter : la limitation à deux du nombre de mandats que peut exercer un chef de l’État, et l'âge maximal de 70 ans imposé aux candidats à la magistrature suprême.

Dimanche, l'opposition a mobilisé en masse contre ce qu'elle considère comme un "coup d’État constitutionnel", organisant sa plus grande manifestation depuis le retour au pouvoir de M. Sassou en 1997, à l'issue d'une violente guerre civile.

Avant cela, M. Sassou avait dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il avait perdues.

M. Sassou n'a jamais dit publiquement qu'il souhaitait un nouveau bail à la tête de l’État, et laisse le gouvernement ou les hauts cadres de sa formation, le Parti congolais du travail (PCT), plaider pour son maintien au pouvoir... ou affirmer que la question n'est pas à l'ordre du jour.

- 'Spectre de la guerre' -

"En annonçant le référendum, le président n’a pas dit qu’il voulait d’un troisième mandat. Ce dont nous avons besoin c’est changer la gouvernance", déclarait ainsi vendredi le ministre de la Communication congolais, Thierry Moungalla: "Nous ne sommes pas à l’heure du choix des candidats".

Mais de l'avis de Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation de l'opposition, "quand on écoute ce qui se dit depuis deux ans, c'est ni plus ni moins la chronique d’une décision d’avance annoncée".

Pour lui, aucun doute que M. Sassou sera candidat en 2016 si le peuple ne se lève pas pour "défendre sa démocratie et sa liberté".

Entre l'annonce du prochain référendum et la manifestation de l'opposition, M. Sassou a diffusé chaque jour sur son compte Twitter le même message, "Le travail ne peut pas s'arrêter !", décliné - photos à l'appui - sous un angle différent: "Nouvelles routes", "Santé pour tous", "Eau pour tous", "Nouvelle université Denis Sassou Nguesso".

Avant cela, en juin et juillet, le président avait vanté la paix, "bien le plus précieux des Congolais", soutenant son propos par des vidéos en ligne de Congolais louant la concorde comme "facteur de développement".

"Le spectre de la guerre civile est régulièrement brandi comme argument de mobilisation du camp présidentiel, tout en associant l’opposition au risque d'instabilité", écrivait alors Benjamin Hauville, analyste du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (Grip), basé à Bruxelles, dans une note sur le Congo.

"L’ensemble de la majorité [...] s'emploie donc à faire porter la charge de la responsabilité d’une éventuelle déstabilisation du pays sur l'opposition, et non sur la perspective d’un changement de Constitution, pourtant susceptible d’alimenter la division du pays", ajoutait-il.

©AFP

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