REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris
28
Mar, Mar

Du jamais vu dans l'histoire du Congo en termes d'abstention. Plus de 93% des inscrits. Le boycott a été suivi au-delà des espérances même de l'opposition. François Hollande avait souhaité que les Congolais " répondent " à la consultation référendaire. Le voilà servi. Un vrai désaveu pour Sassou et le PCT qui ont tout fait pour éloigner la presse internationale des bureaux de vote vides, histoire de ne pas avoir d'images gênantes. Un vote à huis clos.

En reconnaissant à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, le " droit de consulter son peuple " François Hollande s'est attiré les foudres de la presse africaine francophone jeudi 22 octobre. Coutumier des formules fleuries, l'Observateur Paalga n'a pas hésité à tirer à vue sur le locataire de l'Elysée. « Il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux », tonne le quotidien burkinabé.

Silence, on tue au Congo. Déjà au moins quatre morts et de nombreux blessés dont Sassou se fout comme de son premier bérét rouge et pour cause : il a prévu dans son projet de nouvelle constitution, article 96 qu' " Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions. ". Bref, avec son permis de tuer les Congolais, de préférence ceux issus du sud du pays, il s'en donne à coeur joie...

En début de matinée, une épaisse fumée noire s'était élevée de plusieurs points des quartiers sud et ouest, où le correspondant de l'AFP à Brazzaville avait vu plus tôt des jeunes gens brûler des pneus. Selon des témoins, dans les quartier Bacongo et Makélékélé (sud), des policiers ont tiré en l'air à plusieurs reprises pour disperser les jeunes brûleurs de pneus. Ils auraient tiré aussi un grand nombre de grenades lacrymogènes sans que l'on sache s'il y avait des blessés.

La situation est tendue au Congo-Brazzaville, où le président Denis Sassou Nguesso souhaite modifier la Constitution pour pouvoir se présenter pour un troisième mandat à l'élection de 2016. La colère de ses opposants grondent, mais ils savent que le dirigeant est prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Qui aura le dernier mot ? Le président ou le peuple ? 

Peuple congolais, n’acceptons pas ce retour en arrière. Le monstre est connu. Avec votre main puissante, neutralisons-le et mettons-le hors d’état de nuire comme ce fut le cas en août 1963. Nous lançons, à compter de ce jour 06 octobre 2015, à tous les Congolaises et Congolais un appel à se tenir prêts pour déclencher le processus de la désobéissance civile et de braver les forces du mal qui dressent devant nous.

Le taux de chômage  est de 6% au Congo, soit quasiment le plein emploi, s'est vanté M. Sassou lors de son message à la Nation le 12 août dernier. C'est le record africain dans ce domaine. En fait, Sassou a omis de préciser que ce taux concernait sa famille élargie : celle de Nguesso. La preuve...

Plus d'articles...

Mwinda sur Twitter

Facebook