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Du jamais vu dans l'histoire du Congo en termes d'abstention. Plus de 93% des inscrits. Le boycott a été suivi au-delà des espérances même de l'opposition. François Hollande avait souhaité que les Congolais " répondent " à la consultation référendaire. Le voilà servi. Un vrai désaveu pour Sassou et le PCT qui ont tout fait pour éloigner la presse internationale des bureaux de vote vides, histoire de ne pas avoir d'images gênantes. Un vote à huis clos.

AFP 25/10/15

Les Congolais boudent le référendum permettant un nouveau mandat de Sassou Nguesso

Les Congolais semblent avoir largement boudé dimanche le référendum sur un projet de constitution ouvrant la voie pour 2016 à une nouvelle candidature du président Denis Sassou Nguesso, qui a déjà passé plus de 30 ans au pouvoir.

Groupés en plusieurs coalitions, les opposants au chef de l’État avaient appelé à boycotter ce qu'ils ont qualifié de "coup d’État constitutionnel".

"Je crois que [le mot d'ordre] a été suivi", a déclaré à l'AFP Guy Brice Parfait Kolelas, un des chefs de file de l'opposition au référendum joint par téléphone alors qu'il est assigné à résidence à Brazzaville.

Tout au long du scrutin, qui s'est achevé à 18h00 (17h00 GMT), aucune file d'attente n'a été constatée dans les différents bureaux de votes visités par l'AFP dans la capitale, à l'exception de celui où a voté le chef de l’État, et ce au moment où il y est passé.

Au deuxième bureau du centre de santé de Kinsoudi, dans le sud de la capitale, traditionnellement acquis à l'opposition, le dépouillement était terminé à 18h15. Résultat : sur 833 inscrits, 184 "Oui", 48 "Non" et 12 bulletins nuls.

Le bureau de l'hôtel de ville de Brazzaville (254 inscrits) semblait faire figure d'exception avec une participation de plus de 96% et une victoire du "Oui" à 97% après dépouillement total.

A Pointe-Noire, capitale économique du pays (sud), un journaliste de l'AFP a pu constater un quart d'heure avant la fermeture du scrutin que les quatre urnes transparentes d'un centre de vote du quartier 120 Mpaka contenaient au total une quarantaine d'enveloppes, avant d'être chassé par des policiers.

Selon une source à la mairie d'Ouesso, "il n'y a pas eu d'affluence, ni d'engouement" pour le vote dans cette ville de l'extrême nord du pays.

A Owando (420 km au nord de Brazzaville), "bon nombre de votants n'ont pas fait le déplacement", selon une source militaire.

La participation semble avoir été un peu plus active à Dolisie (3e ville du pays, entre Brazzaville et Pointe-Noire), selon des témoins.

Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant plusieurs jours.

©AFP


Le Monde 25/10

Référendum au Congo : les électeurs désertent les bureaux de vote à Brazzaville

Le temps semble long pour Colombe Bondi. Assise depuis 6 heures sur une chaise en bois inconfortable dans la salle exiguë du jardin d’enfant Prosper M’bala transformé en bureau de vote, elle attend. Deux policiers assoupis dans la cour viennent, de temps à temps, la taquiner. Sur un vieux tableau noir, la jeune femme a soigneusement écrit à la craie le nombre d’inscrits sur les listes électorales, 764, et le nombre de vote, un seul. Il est 13 heures dans l’un des 19 bureaux de vote de Bacongo, un quartier populaire du sud de Brazzaville (...) Un peu plus loin, à l’école des Trois Francs, seuls quatre bulletins de votes gisent dans l’urne en plastique posée à même le sol. Ici, il y a 2 100 inscrits mais rien n’y fait, les habitants du quartier ne sont pas d’humeur à voter. Des jeunes cherchent leurs noms sur les listes électorales affichées à l’entrée. En vain. 
 

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Faible participation au référendum au Congo

(Reuters 26/10/15

BRAZZAVILLE, (Reuters) - Le taux de participation a été faible dimanche au référendum qui s'est tenu au Congo sur une modification de la constitution visant à permettre au président Denis Sassou Nguesso, 71 ans, de solliciter un troisième mandat consécutif lors du scrutin de l'an prochain. Un appel au boycott des opérations de vote et un matériel électoral insuffisant ont dissuadé de nombreux électeurs de se rendre aux urnes. Dans certains bureaux de vote, les seuls électeurs étaient des membres des forces de sécurité. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18h00 (17h00 GMT) et les opérations de dépouillement ont commencé. "Le peuple est le seul à pouvoir décider", a déclaré Denis Sassou Nguesso au moment de voter dans la capitale, Brazzaville. "Cela aurait été mieux si l'opposition n'avait pas demandé à ses partisans de ne pas voter. Mais ce sont aussi des Congolais et il faut aussi compter avec eux." 

©Reuters


Congo/référendum constitutionnel : probable fort taux d'abstention

(Xinhua 26/10/15)

BRAZZAVILLE, (Xinhua) -- Le référendum sur le projet de nouvelle Constitution s'est déroulé dans le calme au Congo, mais le taux de participation semble très faible, indiquent certains observateurs invoquant des problèmes organisationnels, qui désorientent parfois les électeurs dans leurs circonscriptions respectives.

Dans la ville capitale, Brazzaville, les appels lancés pour un "OUI" massif par la majorité présidentielle lors de la campagne référendaire ont eu peu de répondants dans les quartiers sud, précisément à Talangaï, dans le 6ème arrondissement, pourtant jugé favorable à la majorité.

"Nous sommes contents que ce scrutin se déroule dans la paix et sans incidents. Nous déplorons ce qui s'est passé dans d'autres quartiers de Brazzaville et à Pointe-Noire pendant la campagne électorale. Nous invitons tous les Congolais à tirer les leçons du passé et à comprendre que les problèmes politiques ne se résolvent pas forcément par la violence, mais plutôt par le dialogue", a déclaré à la presse le secrétaire général du principal parti de la majorité, Parti congolais du travail, Pierre Ngolo.

Au sud et à l'ouest de Brazzaville où l'on a enregistré des heurts le 20 et 21 octobre, des heurts entre les manifestants contre le référendum, la population a affiché peu d'intérêt à s'y rendre, malgré la présence des agents électoraux et des forces de l'ordre dans les bureaux de vote.

"Avec le remue-ménage qu'il y a eu le mardi 20 octobre, certains hésitent encore à venir si tôt. Nous les invitant à venir accomplir leur devoir civique en s'exprimant librement sur leur choix", a déclaré le Maire du premier arrondissement (Makélékélé), Maurice Maurel Kihounzou.

De sources concordantes, la situation serait similaire à l'intérieur du pays, notamment dans les départements du Niari, Bouenza et Lékoumou (sud), mais également à Pointe-Noire où la participation serait, à l'exception prêt très timide, selon des témoins.

"Tout est calme à Makabana (sous-préfecture du Niari), sauf que les populations ont dans la grande majorité préféré rester chez eux, ce qui fait que les bureaux de vote sont vides depuis ce matin", a confié un abbé de l'église catholique en service dans cette localité.

Joint au téléphone par Xinhua, le député de Kayes dans la Bouenza, Michel Bindimbou a confirmé le "refus" des populations de Madingou, chef-lieu de ce département à se rendre aux urnes, précisant "seuls le personnel des administrations publiques a pu voter jusqu'en fin d'après-midi".

Les bureaux, dont l'ouverture était fixée à 07h00 (heure locale) ont, pour la plupart commencé à recevoir leur premier votant autours de 09h00. A Brazzaville, on a noté en début de journée une présence contrastée des électeurs selon les circonscriptions et les quartiers.

Le président de la République Denis Sassou N'guesso s'est félicité de voir les Congolais prendre leur destin en main par leur participation, à différent niveau, pour se prononcer librement sur le projet de la nouvelle loi fondamentale.

Il a lancé un appel à la population d'œuvrer pour préserver la paix dans le pays. Car, a-t-il souligné "c'est grâce à elle que nous avons enregistré quelques avancées dans la construction de notre pays".

"Aujourd'hui c'est un jour très important pour le peuple congolais parce qu'il doit montrer à la face du monde qu'il est un peuple libre et souverain. Et lorsqu'il s'agit des questions qui intéressent sa vie et son avenir, c'est lui seul qui doit décider et personne d'autre quelles que soient les pressions et les assauts", a-t-il déclaré.

Le projet de la nouvelle Constitution instaure un régime semi-présidentiel dans le pays. Le président sera élu pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois.

La nouvelle Constitution donnera la possibilité au président Sassou N'Guesso de briguer un nouveau mandat à l'élection présidentielle de 2016.

 ©Xinhua


Congo : faible affluence au référendum

(BBC 26/10/15)

 Le dépouillement est en cours après le référendum constitutionnel de ce dimanche. Les résultats officiels ne devraient pas être connus avant plusieurs jours. Plusieurs sources indiquent que très peu de Congolais sont allés voter. Selon l'AFP, aucune file d'attente n'a été constatée dans les différents bureaux de vote visités dans la capitale, à l'exception de celui où a voté le chef de l'État, et ce au moment où il y est passé.

A Pointe-Noire, la capitale économique, un journaliste de l'AFP dit avoir avoir constaté un quart d'heure avant la fermeture du scrutin que les quatre urnes transparentes d'un centre de vote du quartier 120 Mpaka contenaient au total une quarantaine d'enveloppes, avant d'être chassé par des policiers.


Le référendum constitutionnel a eu lieu malgré tout

Paris Match

Malgré la vive protestation de l'opposition, et les violences meurtrières qui ont eu lieu la semaine dernière, le référendum constitutionnel organisé par le président Denis Sassou Nguesso a eu lieu dimanche en République du Congo. Il a toutefois été largement boycotté. Les résultats ne seront pas connus avant plusieurs jours.

Les Congolais étaient peu nombreux à avoir fait le déplacement dimanche pour se prononcer sur le référendum qualifié de «coup d’Etat constitutionnel» par l’opposition au président Denis Sassou Nguesso. 

Notre commentaire

Du jamais vu dans l'histoire du Congo en termes d'abstention. Seuls environ 7% des inscrits sont allés voter. Le boycott a été suivi au-delà des espérances même de l'opposition. François Hollande avait souhaité que les Congolais " répondent " à la consultation référendaire. Le voilà servi : les Congolais à une très large majorité ont " répondu " en boycottant le scrutin. Un vrai désaveu pour Sassou et le PCT qui ont tout fait pour éloigner la presse internationale des bureaux de vote vides, histoire de ne pas avoir d'images gênantes. Un vote à huis clos, sous une chape de plomb.

Mais bien entendu, dans les officines de Mpila où on sait multiplier les votes comme Jésus le pain, le taux de participation a déjà été arrangé, comme d'habitude, à plus de 50%, le Oui l'emportant évidemment. Logique : Sur 7% de votants, il peut être vraisemblable en effet que le Oui l'emporte à 60% ! 

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