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En reconnaissant à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, le " droit de consulter son peuple " François Hollande s'est attiré les foudres de la presse africaine francophone jeudi 22 octobre. Coutumier des formules fleuries, l'Observateur Paalga n'a pas hésité à tirer à vue sur le locataire de l'Elysée. « Il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux », tonne le quotidien burkinabé.

Si François Hollande sous estimait encore l'aspiration des opinions africaines à la démocratie et à l'alternance, il a été servi après la mémorable bronca que lui a fait subir la presse africaine (lire ci-dessous) au lendemain du soutien honteux sentant fort le pétrole qu'il a témoigné au dictateur infatigable Sassou. Face à cette attitude inconséquente et peu sage du président français, l'Elysée a cru devoir publier le communiqué suivant qui ne trompera personne et n'effacera pas l'amertume (le mal étant déjà fait, ce qui ne sera pas d'ailleurs sans conséquences sur le vote des franco africains à la présidentielle de 2017 en France) : " Le président de la République suit avec grande attention les évènements actuels en République du Congo. Il condamne toute violence et soutient la liberté d’expression. Il rappelle qu’il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables ".

Le Monde (22/10)

La presse africaine dénonce le soutien « complice » de François Hollande au président Sassou-Nguesso

En reconnaissant à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, le " droit de consulter son peuple " François Hollande s'est attiré les foudres de la presse africaine francophone jeudi 22 octobre. Coutumier des formules fleuries, l'Observateur Paalga n'a pas hésité à tirer à vue sur le locataire de l'Elysée. « Il y a des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux », tonne le quotidien burkinabé.

« Ô rage ! ô désespoir ! ô reniement complice ! »
« Le coq gaulois bénit la forfaiture congolaise. »

Dans un registre moins baroque, Le Quotidien, journal sénégalais, s’étonne que le président français« ne chausse pas les mêmes lunettes pour jeter un regard sur les dossiers du 3mandat ». Il« a encore manqué une occasion de se taire », ironisent les journalistes béninois deLa Nouvelle Tribune,qui voient dans la sortie du chef de l’Etat une survivance de la« Françafrique ».

A Ouagadougou, Dakar ou Cotonou, tous soulignent le décalage entre le soutien de Paris à Denis Sassou-Nguesso et la ligne défendue lors du Sommet de la francophonie à Dakar, il y a moins d’un an. François Hollande avait alors salué les transitions en cours enTunisie et au Burkina Faso et mis en garde les dirigeants tentés de se maintenir coûte que coûte au pouvoir.

« Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujourstrouverdans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir lajustice, le droit et la démocratie. »

Lire l'article en totalité et voir l'interview de Marcel Makomé

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Beaucoup de Congolais refusent de voir cette réalité en face : les présidents français passent et la politique de la France reste la même. Qu'ils soient de gauche, de droite ou du centre ils défendent, c’est normal, les intérêts de leur pays. Et au Congo, l’intérêt de la France, c’est le pétrole qu’ils pillent à qui mieux mieux. Il arrivent que les présidents français se préoccupent un tant soit peu des droits de l’Homme. C'est le cas dans les pays sans  grandes ressources, comme le Burkina Faso. Pas au Congo. Et cette équation, un homme l’a compris de longue date. C’est Sassou.

Cet homme a compris que dans un comptoir colonial comme l'est le Congo le pouvoir politique ne vient pas du peuple mais revient à celui qui garantit les intérêts français dans son pays en bradant l’ensemble des richesses et en lui livrant les puits de pétrole les yeux fermés. On se souvient comment, sans honte ni scrupule, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1997, Sassou promit à la France de lui céder le baril de pétrole à vil prix si celle-ci venait à le soutenir. Issu d’une contrée démographiquement peu peuplée, il a compris que pour conquérir le pouvoir et le garder, le suffrage populaire importait peu. Le nerf de la guerre c’est l’argent, l’armée et le soutien inconditionnel de la France, en bradant les richesses nationales.

Tant que l’opposition n’intègrera pas ce paramètre dans sa réflexion elle trouvera toujours sur sa route, un Mitterrand, un Chirac, un Sarkozy ou un Hollande. Et les Nguesso prospéreront de père en fils.

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