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Silence, on tue au Congo. Déjà au moins quatre morts et de nombreux blessés dont Sassou se fout comme de son premier bérét rouge et pour cause : il a prévu dans son projet de nouvelle constitution, article 96 qu' " Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions. ". Bref, avec son permis de tuer les Congolais, de préférence ceux issus du sud du pays, il s'en donne à coeur joie...

Dernière minute

Clément Miérassa, Guy-Germain Kinfoussia, Marion Mandzimba, Henri Boukoulou, André Ngalibaki et Emmanuel Boungouandza ont été  interpellés par la police de Ndengué qui les accuse d'inciter  les jeunes  à  la violence. Tous ces opposants ont comparu devant le procureur de la République, qui sous la pression populaire les a libérés, avec une convocation pour quatre d'entre eux pour demain jeudi.

En cassant le thermomètre, le pouvoir croit pouvoir faire tomber  la fièvre.

Les quartiers Bacongo et Makélékélé sont bouclés par des miliciens  encagoulés. U n calme précaire y règne en cette fin de journées;

L'opposition compte appeler à un nouveau rassemblement le 23 juin.


 

Hollande brouille les cartes et s'emmèle les pinceaux

 Interrogé ce 21 octobre sur la situation de violence au Congo lors d'une conférence de presse commune à Paris avec le président malien, François Hollande a déclaré : « Denis Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. Ensuite il faut toujours veiller à rassembler, respecter et apaiser ». En voilà un homme mal informé sur les prérogatives reconnues au chef de l’Etat par la Constitution de 2002 et sur les " élections " au Congo sous Sassou……


Les Congolais de la Diaspora sur les Champs !

Du jamais vu de mémoire de vieux parisien (cinq septennats au compteur, tout de même, mieux que Sassou mais sans cadavres dans les placards bien entendu !) depuis la Conférence nationale : grande et puissante manifestation des Congolais à Paris. Voir ici les images. Et ce la raison pour laquelle (avec l'occupation de l'ambassade du Congo à Paris par les patriotes) que Ngakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo serait convoqué par son homologue français Laurent Fabius ce jour ? A dire vrai nous ne croyions pas nos compatriotes aussi téméraires.

Prendre par surprise les Champs Elysées et l'Arc de Triomphe à Paris, il fallait oser ! Nos très chaleureuses félicitations à nos compatriotes. Chapeau !

Note triste

Mitela Nkouka, 17 ans, et Mouyouki Merveil (24 ans) sont  les deux jeunes tués par la police à Pointe-Noire alors qu'ils manifestaient pacifiquement. Dix-sept autres manifestants ont été blessés.

 

Paris-Match 21/10/15

La République du Congo "à feu et à sang"

La colère gronde en République du Congo. Le président Sassou Nguesso tente de modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat. La grande journée de manifestations prévue ce mardi a été interdite, ce qui n’a pas découragé les mécontents. Des morts seraient à déplorer selon le Dr. Marcel Guitoukoulou, président du Congrès du Peuple et l’un des leaders de l’opposition, qui s’est confié à Paris Match. Selon lui, le peuple est déterminé. Le président n’aura d’autre choix que de quitter le pouvoir.

Paris Match. Quelle est la situation ce mardi au Congo ?

Marcel Guitoukoulou. Le peuple manifeste son dépit d’un système qui l’opprime depuis plusieurs décennies. Alors que la population s’attendait à une élection libre et transparente, suivant les règles du jeu démocratique en 2016, il se trouve malheureusement que son président, M. Denis Sassou Nguesso a décidé d’aller vers coup d’Etat constitutionnel en voulant absolument changer les règles du jeu, c’est à dire changer la Constitution du 20 janvier 2002, pour lui permettre de pouvoir briguer un troisième mandat qui lui est interdit. Le peuple, constatant l’imposture et le parjure présidentiel, a usé de tous les biais démocratiques pour tenter de l’en dissuader. Malheureusement, il veut absolument inféoder les Congolais aux caprices personnels qui sont les siens. Et c’est pour ces raisons que l’ensemble des forces politiques congolaises a décidé d’une désobéissance civile dans le pays. Le président de la République et son gouvernement ne l’entendent point de cette oreille, ce que je peux comprendre ; mais le peuple congolais leur demande de revenir à la raison. On ne peut opprimer un peuple tout le temps. Il arrive un moment où ventre affamé qui n’a point d’oreille, est obligé de chercher à manger. La nourriture pour le peuple congolais aujourd’hui c’est la liberté. On ne veut plus de ce système, et le peuple manifeste dans le pays tout entier, aujourd’hui, pour dire: «Monsieur Sassou Nguesso ça suffit ! Il doit partir.» Et ce n’est pas une raison pour que le gouvernement mette les chars, les hélicoptères, et la force publique dans la rue, plus les miliciens pour tirer à bout portant.

"Les premiers martyrs de cette révolution"

Les chars, les miliciens… C’est ce qui se passe aujourd’hui ?

Au moment où je vous parle, il y a déjà des morts, tant à Pointe-Noire (la capitale économique de la République du Congo, dans le sud-ouest du pays, Ndlr), qu’à Brazzaville (la capitale politique et administrative, dans le sud-est, Ndlr). On peut les considérer comme les premiers martyrs de cette révolution qui est en train de se dérouler. Je suis en communication directe avec les leaders des différents partis politiques opposés au coup d’Etat constitutionnel et qui représentent la voix majoritaire du peuple congolais aujourd’hui.

Dans ce contexte, le référendum de dimanche aura-t-il lieu ?

Nous sommes dans une situation exceptionnelle. Le pays est à feu et malheureusement à sang. Je ne vois pas comment le gouvernement peut aller au référendum à moins de confirmer sa nature dictatoriale, lorsque le peuple est aussi endeuillé. Il va falloir que l’on trouve une médiation qui nous mène au consensus. Aujourd’hui, plus personne ne peut faire confiance à M. Sassou Nguesso pour organiser l’élection présidentielle à venir. C’est pourquoi, en tant que dirigeant de l’opposition, en tant que membre des partis politiques qui s’opposent au coup d’Etat constitutionnel, qui relaient aujourd’hui l’état d’esprit du peuple congolais, je ne peux demander autre chose que son départ. Pour que le pays s’organise différemment mais sans lui. C’est la demande formelle du peuple congolais à cet instant précis.

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BBC AFRIQUE

Congo : 4 morts et 10 blessés

Des heurts ont opposé forces de l'ordre et opposants empêchés par le pouvoir de manifester contre le référendum constitutionnel de dimanche.

"Le bilan provisoire de cette insurrection organisée et coordonnée se chiffre à 4 morts, dont trois à Brazzaville et un à Pointe-Noire, 7 blessés admis dans les hôpitaux de Brazzaville et trois éléments de la force publique grièvement blessés", a déclaré mardi soir le ministre de l'Intérieur congolais, Raymond Mboulou, à la télévision publique.

Les manifestations se multiplient avant ce vote controversé qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

La sous-secrétaire d'État américaine à la sécurité civile, Sarah Sewall, a exhorté ce mardi "toutes les parties congolaises à dialoguer et à renoncer à l'action violente".

Amnesty International a appelé les forces de l'ordre à "s'abstenir de recourir à une force excessive".

La tension est brusquement montée dans les quartiers sud et ouest de Brazzaville après l'annonce publique de l'interdiction d'un rassemblement contre le référendum annoncé pour le début de l'après-midi par l'opposition.

Selon le correspondant de la BBC, les habitants de la capitale ont du mal à accéder à Internet et pour écouter les radios internationales, il faut passer par les fréquences de Kinshasa en RDC.

Le ministre de l’Intérieur a interdit les manifestations dans tout le pays officiellement pour des raisons de sécurité.

Des tirs d'armes lourdes ont été entendus dans la capitale.

Selon des témoins, dans les quartiers Bacongo et Makélékélé (sud), des policiers ont tiré en l'air à plusieurs reprises pour disperser les jeunes brûleurs de pneus. Ils auraient tiré aussi un grand nombre de grenades lacrymogènes.

Un déploiement inhabituel des forces de l'ordre a pu être observé dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l'opposition, alors que partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés.

Notre commentaire 

Relisons : " Un déploiement inhabituel des forces de l'ordre a pu être observé dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l'opposition, alors que partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés ".

Dans la bouche des tenants du pouvoir les éléments de langage distribués consistent à dire que les heurts sont isolés, que Brazzaville et Pointe-Noire sont calmes dans leur ennsemble...

Comment expliquer alors que " partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés", si ce n'est le mot d'ordre de désolbéissance civile lancé par l'opposition qui est suivi ? Comment expliquer alors que la présidence de la République soit obligé de publier un communiqué rappelant que ces journées ne sont pas fériées ! Comment expliquer que pour disperser, quelques jeunes, on ait recours à des chars et à des hélicoptères de combat ?

La vérité est que le pouvoir a conscience que la cocotte minute est en train de bouillir, et que tout peut exploser. Il essaie donc, tant bien que mal à retarder l'échéance.

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