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Les premiers téléphones assemblés à Brazzaville sortent de l'usine

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Les premiers téléphones mobiles "made in Congo" sont sortis mardi des ateliers d'assemblage de l'usine VMK à Brazzaville, capitale de la République du Congo, et ont été présentés aux autorités congolaises. Pour Vérone Mankou, initiateur de ce projet, cette usine constitue le début d'une nouvelle aventure, car, a-t-il indiqué, c'est désormais 70% des produits VMK qui sont réalisés au Congo.

Congo : les premiers téléphones assemblés à Brazzaville sortent de l'usine

(Xinhua 23/07/15)

 

BRAZZAVILLE, Xinhua) -- Les premiers téléphones mobiles "made in Congo" sont sortis mardi des ateliers d'assemblage de l'usine VMK à Brazzaville, capitale de la République du Congo, et ont été présentés aux autorités congolaises.

Considéré comme un nouvel exploit africain dans l'aéropage du téléphone mobile, le ministre congolais du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé Isidore Mvouba a fait remarquer que "Jusque-là les téléphones VMK se faisaient au-delà des mers (Chine). Maintenant cela se passe dans notre pays. Il faut leur dire bravo car le +made in Congo+ est né".

Pour Vérone Mankou, initiateur de ce projet, cette usine constitue le début d'une nouvelle aventure, car, a-t-il indiqué, c'est désormais 70% des produits VMK qui sont réalisés au Congo.

"Ce pourcentage parce qu'il y a des composantes telles que les écrans, batterie et autres que nous ne pouvons pas faire encore. Mais tout ce qui était fait dans le domaine de l'assemblage est désormais possible sur place. L'objectif est que d'ici à l'année prochaine 100% de nos produits soient faits sur place", promet ce jeune entrepreneur.

Une centaine de jeunes congolais recrutés sur la base de 500 dossiers et formés sur place, ajoutés à ceux qui avaient été envoyés en Chine plusieurs mois avant et des spécialistes chinois travaillent dans cette usine dont la production locale a démarré avec des téléphones basiques (Elikia XS) appelés "features phones" dans le jargon professionnel.

Selon des prévisions annoncées par Vérone Mankou à l'ouverture de l'usine, 350.000 produits confondus peuvent sortir de ces ateliers par mois.

"L'année prochaine, il est prévu environ 4 millions de produits par an. VMK pourrait ainsi exporter ses produits vers des pays comme la Côte d'Ivoire et la RDC, initialement, et ensuite vers d'autres pays en fonction de la gestion et de l'extension des commandes", a-t-il déclaré.

Les ateliers d'assemblage de VMK vont à termes occasionner la baisse des coûts des produits et permettre une meilleure inclusion de la technologie.

© Xinhua

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A Brazzaville, des infrastructures flambant neuf pour accueillir les XIe Jeux africains

(AFP 23/07/15

 

Dans un nuage de poussière, des dizaines d'ouvriers congolais s'activent sous la direction de contremaîtres chinois. Il ne leur reste plus que quelques semaines pour achever les gigantesques travaux devant permettre à Brazzaville d'accueillir en septembre les XIe Jeux africains.

Les installations sportives et hôtelières sont déjà pratiquement terminées et l'effort se concentre désormais sur les infrastructures routières devant permettre d'accéder à Kintélé, dans la banlieue nord de la capitale de la République du Congo, à environ 25 km du centre.

La quasi-totalité des chantiers est tenue par des compagnies chinoises.

"A ce jour, nous n’avons aucun souci. Dans l’ensemble nous sommes à plus de 95% du taux d’exécution des travaux des infrastructures et de tous les préparatifs", assure à l’AFP Jean Lounana Kouta, directeur exécutif du Comité d’organisation des jeux africains (Coja).

"A l’allure où vont les choses, les Jeux vont se dérouler comme prévu. Avec tout ce qui a été fait, la fête sera belle", promet de son côté Agbessi Komlavie, ingénieur de Socotec, entreprise française créée pour l'occasion afin de superviser les travaux du nouvel ensemble sportif de Kintélé, futur épicentre des Jeux panafricains.

En près de trois ans, l'ouvrage majeur, un stade anguleux de 60.000 places, dans une structure de tôle galvanisée aux teintes beige et sable est sorti de terre.

Le coût total des travaux, qui pèse sur le budget national frappé par la baisse du pétrole, première source de revenus de l’État, n'a jamais été publié. Mais le stade, à lui seul, a coûté officiellement 300 milliards de francs CFA (environ 460 millions d'euros).

Ont également été érigés un palais des sports de 10.000 places, un centre nautique de 3.000 places, un centre administratif avec pavillon d'exposition, un centre pour les médias et un hôtel de 100 lits.

A deux kilomètres, les grands bâtiments blancs du village des Jeux, d'une capacité d’accueil de 8.000 lits, ont des airs de cité administrative.

- Double fête -

C'est là que doivent être logés tous les athlètes d’une cinquantaine de pays de l’Union africaine (UA) devant participer du 4 au 19 septembre à la onzième édition des Jeux, que Brazzaville accueille pour la deuxième fois de leur histoire.

Après l'événement, le village doit être converti en campus pour une nouvelle université dont les travaux ont commencé, a proximité d'un grand lotissement de préfabriqués installé pour accueillir plus d'un millier de personnes relogées après la terrible explosion d'un dépôt de munitions dans l'est de la capitale ayant fait près de 300 morts.

En contrebas du stade se construit minutieusement un carrefour giratoire, point d'aboutissement d'un viaduc d’environ 7 kilomètres enjambant une zone de marécage près du fleuve Congo, que l'on aperçoit en contrebas et devant désengorger la circulation dans une partie du nord de Brazzaville minée par les embouteillages.

"Grâce à ces travaux, l’image de notre quartier a profondément changé : l’accès devient facile et rapide. Nous avons l’eau et l’électricité en permanence", se félicite Martine Ngoliélé, 61 ans, dont la maison se trouve sur le tracé du viaduc.

"Mais, nous avons des voisins qui ont été expropriés à vil prix. Ce qui leur a été versé ne va pas leur permettre de reconstruire rapidement leur vie", regrette-t-elle.

"De nombreux expropriés ont gonflé leurs factures. Nous connaissons tous les règles et les principes de l’expropriation au Congo. Mais, nos concitoyens ont souvent exagéré. Les discussions avec eux ont parfois bloqué les chantiers pendant quelque temps", rétorque Oscar Otoka, coordonnateur à la Délégation générale des grands travaux.

Dans Brazzaville même se construisent cinq gymnases de 3.000 places chacun. A l’exception du gymnase d’Ornano (dans le centre) qui a pris vraiment du retard, les autres sont à l'étape de la pose des sièges.

Celui de Ouenzé (est de la capitale) est situé dans l’enceinte d’un lycée et d’un collège qui renaissent de leurs cendres après leur destruction lors de l'explosion de 2012.

"Par la suite [il sera] cédé aux étudiants [qui pourront y] pratiquer le badminton, le basket et le handball", explique Pascal Tourelle, superviseur des travaux.

Les Jeux africains doivent regrouper 8.000 athlètes concourant dans 22 disciplines. Ils seront un double événement car la fête sportive sera précédée, le 3 septembre, par les festivités marquant le cinquantenaire de cette compétition organisée pour la première fois en 1965 à Brazzaville.

©AFP