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Lun, Mai
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DZON : " Je n’émarge pas là-bas comme beaucoup de ceux qui se réclament opposants la journée, mais qui, le soir venu, rasent les murs de Mpila. Je suis un des très rares opposants congolais que le pouvoir n’a pas réussi à corrompre. Si j’étais un sous- marin de Soussou, je n’oserai pas dire ou faire ce que je dis et fais actuellement. Il m’aurait confondu "..

Réduits à la mendicité, au vagabondage et à l’oisiveté, les congolais errent dans leur pays sans véritablement comprendre les raisons de leur sort, ni saisir le sens de leur condition humaine. Maintenus volontairement dans l’ignorance, seuls les réflexes de survie pourraient leur ôter le voile de l’obscurantisme savamment entretenu par les imposteurs qui les gouvernent.

Mathias Dzon est candidat à la présidentielle en 2021. Il dit qu'il va gagner, ce qui est bien vrai, car même une mouche contre Sassou l'emporterait haut la main, au regard du ras-le-bol des Congolais, réduits au rang de pauvres esclaves par 40 ans du règne sans partage de Sassou et son clan.

Nous sommes ici dans une dictature militaire, l’une des plus sauvages, et où les hommes en treillis, triés sur le volet tribal, constituent la première muraille de l’autocrate congolais  pour la conservation du pouvoir.

Le Congo Brazzaville est malade de l’incertitude : Incertitude institutionnelle, incertitude pour sa survie comme Etat-nation, incertitude socio-économique et culturelle, incertitude pour sa couche juvénile, 60% de la population, incertitude pour son unité dans une ambiance séparatiste vivace mortifère.

Le pays est devenu un gigantesque milieu carcéral étouffant tout épanouissement humain et inhibant les énergies. Conséquence, la jeunesse, avenir du pays laquelle aspire à la liberté et à l'émancipation, est embrigadée. Tout est bloqué.

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