17
Lun, Mai
0 Nouveaux articles

Surréaliste, cette scène d'étudiants congolais au Maroc, complètement livrés à eux-mêmes, campant depuis plusieurs jours devant l’ambassade du Congo au Maroc, passant des nuits à la belle étoile, pour réclamer 32 mois de bourse impayées. Oui, 32 mois de bourse jamais versée, c’est, hélas, la triste réalité d’un pays pétrolier conduit à la banqueroute par le vieux dictateur Sassou.

Certes, les signes d’essoufflement du pouvoir de Brazzaville sont visibles tant le régime est économiquement et socialement coincé. Toutefois, sa machine répressive demeure intacte. Mais les dictatures, aussi coriaces soient-elles, finissent par s’écrouler et meurent de leur propre poison.

Les dignitaires du pouvoir de Sassou qui avaient siphonné le trésor public en amassant des colossales fortunes dans des cachettes privées se sont rués vers les banques afin de se débarrasser de leurs francs CFA au profit des devises étrangères, notamment l’euro ou le dollar us. Asséché, le Congo se retrouve à court de liquidités. Western-Union ainsi que Moneygram ont suspendu leurs activités y afférentes.  

En 1943, non contents des supplices que connaissaient les populations indigènes en général, et celle du Pool en particulier, cinq personnalités originaires de la partie septentrionale   du Moyen Congo : Jacques OPANGAULT , Charles KIBA, Moise ECKOMBAND , Jacques MOUENEKOLO et  Pamphile ADADA, adressent une pétition de protestation au gouverneur général Félix EBOUE.

Pour autant, cet arrangement avec le FMI, assorti de conditions drastiques, peut constituer un piège pour le régime de Sassou. 448,6 millions € étalés sur trois ans sur les 9 milliards nécessaires, manifestement ne peuvent suffire à régler les tensions croissantes et contenir les remous sociaux.

Le Congo-Brazzaville est englué dans une crise économique, sociale et financière sévère. Il y a si peu, le petit pays pétrolier d’Afrique Centrale jouait à la Bourse. Il était plein aux as. Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville racle les fonds de tiroir pour payer les salaires.

Plus d'articles...