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Les investissements de Dame Sassou à Pointe-Noire

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Il se raconte dans toute la ville de Pointe-Noire et tous les villages aux alentours de Diosso que ces maisons inachevées et abandonnées à l’entrée du village de Diosso, appartiendraient à Mme Sassou. Wahoo ! Mais comment a-telle fait pour devenir si riche, au point d’investir dans l’immobilier, elle qui n’a jamais travaillé de sa vie ? Ils sont partout les Sassou et les Nguesso. Ils se sont partagés le Congo. Certains ont le monopole de la sous-traitance pétrolière, de l’exploitation du bois et des minerais, quand d’autres se sont accaparés la fibre optique, les Telecom et, hélas, les pompes funèbres municipales. Faisant du business de la mort une industrie florissante. Aucun secteur économique du pays ne leur échappe.

Certains diront : « Et alors ? Mme Sassou, elle au moins a investi dans son coin, c’est quoi votre problème ? ». Voilà, le Congolais est toujours comme ça ! Il ne se pose jamais de bonnes questions. Il ne voit jamais rien, toujours prompt à cautionner et à supporter l’insupportable, même quand il se fait spolier. Que c’est triste !

 

 Concernant ces maisons inachevées et abandonnées, il y a un vrai problème, et il est à plusieurs facettes. Vous allez comprendre. Vu l’implication des membres du gouvernement sur ce site, notamment le ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, on pourrait penser naïvement à une cité de logements sociaux. Mais il n’en est rien : le démarchage envers les potentiels clients, qui en a été entrepris afin de vendre ces bicoques et la personne potentiellement bénéficiaire des revenus ne laisse aucun doute sur la combine qu’il y a derrière. Première facette du problème.

Deuxième facette : le financement. La construction de ces machins fut confiée à la société chinoise ZTC moyennant un emprunt. Vous avez entendu parler de la dette du Congo envers la Chine. Oui ou non ? Si oui, vous savez donc comment le pays a trimé pour signer un accord avec le FMI à cause de cette dette insoutenable du Congo envers la Chine. Un bien privé qui endette tout le pays, ça ne se voit qu’au Congo.

Troisième facette du problème. On a mis sur le marché ces espèces de cages à pigeons, qui n’intéressent personne. Ces bicoques n’attirent pas les personnes à revenus intermédiaires parce que trop chers. Les plus nantis au Congo ont des goûts très éloignés de ce qui est offert. Ceux-là vivent dans des maisons très grandes et, de préférence, sur plusieurs niveaux. Même si l’eau ne coule jamais dans leurs palaces, la Congolaise des eaux (ex-SNDE) étant incapable depuis des années d’acheminer l’eau potable dans les foyers congolais. Et, quand miraculeusement, celle-ci vient à couler, elle est infecte et très dégueulasse. Donc impropre à la consommation. Cela n’a jamais posé problème ni à Sassou, ni à ses ministres, encore moins à tous ceux qui soutiennent ce régime criminel, qui a tout volé.

Au finish, faute de financements publics et de clientèle pour ces bicoques, les maisons de Mme Sassou sont à l’abandon depuis bientôt 8 ans sinon plus. Elles sont devenues des nids à serpents. Les polémistes et esprits tordus rétorqueront pourquoi s’attaquer à Mme Sassou et le sieur Bouya, dans un projet immobilier, un gouffre à sous, fallacieusement appelé « Sakana islands », sur l’Île Mbamou. N’est-ce pas le même modus operandi utilisé par les gens proches de Sassou pour financer des biens privés par la dette envers la Chine ? Qu’on le sache : on n’a rien contre Mme Sassou ; on a choisi de parler d’elle et puis c’est tout. Au fait il demeure un vrai mystère. Pourquoi une personne qui a un tel accès privilégié au Trésor public, capable de fêter un anniversaire à 1 million d’euros sur la Côte d’Azur, s’ennuierait-elle au point de se livre à ce type d’affaires ?

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