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Jeu, Sep
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CFCO, acronyme de Chemin de Fer Congo Océan. Une ligne ferroviaire chargée d’histoire, marquée du sceau de la mort de milliers d’Africains, un ouvrage laissé quasiment à l’abandon. Plus jamais entretenu ni modernisé alors que pendant des décennies.

J’ai été choqué, dégouté, pour ne pas dire révolté par les images abjectes montrant l’agression sauvage d’une pauvre femme, j’allais dire d’une pauvre mère, maltraitée par les barbouzes de « l’Empereur », un valet de l’empire colonial et à ce titre chouchou devant l’Eternel de ses maîtres.

Le Dr Alex Dzabana aurait pu, s’il l’avait voulu,   se contenter paisiblement de sa retraite car il avait toute sa vie derrière lui. Malgré son âge, il était de tous les combats, préoccupé par la misère des Congolais, dans un pays riche dont les ressources ont été confisquées par un tyran et son clan.

A Pointe-Noire, comme à Brazzaville, les robinets asséchés sont devenus des monuments de décoration. Les plus âgés des congolais sont résignés : le dictateur les a eus à l'usure. Les plus jeunes, nés avec les pénuries, croient qu’il s’agit là de la norme. D’où leur surprise quand un compatriote de la diaspora ou un touriste qui arrive à Brazzaville s’en offusque.

Sous des apparences et attributs démocratiques plutôt pervertis, se déploie une sévère et atroce autocratie. Des congolais se prenant pour des êtres supérieurs intouchables agissent, malmènent et pillent le Congo-Brazzaville en totale impunité.

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