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Tribune libre

Comment Parfait Kolélas peut-il jouer à cette fourberie grotesque ? Etait-il réellement un opposant, ou un espion en service commandé pour infiltrer l’opposition ? Pour mieux cerner ce personnage fluctuant, il faut se référer à Parfait Kolélas d’avant le référendum et la mascarade présidentielle. Prolixe, vigoureux et déterminé jusqu’à participer au dialogue de Diata contre le changement de constitution. L’acte de trop qui lui couta, avec Claudine Munari, d’être débarqué du gouvernement. ACTE I

Libéré de ses engagements gouvernementaux, voici Parfait Kolélas complètement impliqué au sein de la plateforme d’opposition Frocad-IDC, dont il sera un des membres éminents. Stratégiquement, lui et 4 autres figures (Munari, Mokoko, Okombi et Tsatsy Mabiala), décidèrent d’aller à la Présidentielle attrape-couillon de Mars dernier. La couillonnade à l’issue de laquelle lui et Mokoko seraient arrivés au deuxième tour, n’eut été la volonté délibérée du tyran congolais, grand perdant de cette vindicte populaire dans les urnes, de passer outre et de se maintenir au pouvoir. ACTE II.

Dans une déclaration alambiquée, se drapant derrière la légalité et le verdict rendu de la cour constitutionnelle, Parfait Kolélas dit subitement se conformer à la légalité et au respect du verdict d’une institution dont il sait très bien quelle est complètement à la solde du tyran. Que s’est-il passé entre temps, alors que ses compagnons d’infortune (Mokoko, Munari, Okombi) déclarent ouvertement ne pas reconnaitre ce hold-up électoral ? Mystère. ACTE III,

Depuis lors, silence Radio de la part de Parfait Kolélas. Ntumi et le Pool sont sous la horde sauvage des barbouzes du tyran. Tous ceux qui contestent la victoire du tyran et les autres opposants sont traqués, et Mokoko jeté en taule. ACTE IV.

Puis vint, l’acte V. Après de longs mois de mutisme à observer « le sens du vent », dit-il, le fils du Nkumbi de Total était de sortie ce vendredi 29 Juillet, pour nous jouer un de ces courts métrages dont lui seul a le secret. A vrai dire, pas de quoi fouetter un chat, et pour de nombreux observateurs avertis comme moi, il n y a vraiment rien à se mettre sous la dent. Bien au contraire, Parfait Kolélas n’a fait que confirmer les lourds soupçons de collusion avec le pouvoir et ainsi lever toute ambigüité.

Beaucoup de bruit pour rien, si ce n’est un ramassis de fariboles alignées les unes à la suite des autres pour appâter ceux qui refusent de voir cette pitance pourrie digne des Kolélas et servie à froid, celle d’un Parfait Kolélas qui aura, comme le père, trahi sa base et les Congolais en général. C’est ainsi que je pourrai résumer la conférence de presse de Parfait Kolélas, annoncée en grande pompe par ses partisans comme un grand événement qui allait changer je ne sais quoi, depuis que ce dernier se la coulait douce dans son gourbi, après ses premières déclarations qui ont scandalisé plus d’un.

Tout ce boucan pour ça ? Dans son laïus, Parfait Kolélas ne nous apprend rien qu’on ne sache déjà, à part reconnaitre que le tyran est et reste le Président de sa nouvelle République. A ceux qui en doutent encore de la posture de Parfait Kolélas, tout est entre les mots, en dehors de son attitude et c’est le clou du spectacle. Demander la grâce présidentielle pour Jean Marie Mokoko, n’est-ce pas renforcer le tyran dans ses fonctions et se rendre complice de cette dictature ? Qu’a-t-il fait d’illégal, pour être jeté en pâture et mériter le sort qui est le sien ? Ne pas reconnaitre la victoire d’un tyran n’est pas un délit à ce que l’on sache.

On a longtemps reproché à nos compatriotes du Nord leur duplicité avec cette dictature. Pour une fois, voilà que certains d’entre eux, et non des moindres ont jeté leur dévolu pour venir à bout de cette même dictature, voire la posture de certaines grandes figures du Sud voler au secours du tyran, m’insupporte.

Loin de verser dans toute polémique futile et inutile, aux âmes innocentes qui se revendiquent de Parfait Kolélas, je leur dis ceci : il n’ya pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. Prenez les déclarations de Claudine Munari, Okombi Salissa, Jean Marie Mokoko et Charles Zacharie Bowao, pour ne citer que ceux-là et comparez-les avec celles de Parfait Kolélas. Il n’ya pas photo.

La plume libre !
Diaz Mahindou

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