Jeu 9 Sept 2010

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Deux livres sur l’abbé Fulbert Youlou

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L'année 2009 serait-elle l'année de L'Abbé Fulbert Youlou ? On pourrait le croire avec  la parution quasi simultanée de deux ouvrages qui lui sont consacrés et qui viennent quelque part réparer une injustice vieille de plus de quarante ans.

Le premier livre est une biographie intitulée " L'Abbé Fulbert Youlou : " la mémoire oubliée du Congo-Brazzaville " du Père Adolphe Tsiakaka et le second un essai de l'Avocat Rudy Mbemba du barreau de Toulouse intitulé : " Plaidoirie pour L'Abbé Fulbert Youlou ".

Deux livres, mais aussi deux regards convergents sur celui qu'ils appellent " le père de l'indépendance congolaise". Pour nos internautes, Mwindapress les a interrogés tous les deux.


Me  RUDY  MBEMBA (1) : «… Dire son nom ou parler simplement de lui en public était un crime de lèse-majesté. Celui qui osait braver l’interdit devenait systématiquement  « contre-révolutionnaire »  et était réprimé ».

L'Avocat que vous êtes a choisi de défendre le Président Fulbert Youlou dans un ouvrage intitulé "
Plaidoirie pour L'Abbé Fulbert Youlou ". Pouvez-vous nous rappeler les chefs d'accusation qui pesaient sur lui ?

youlouplaidoirieAvant de dresser un inventaire des chefs d'accusation retenus contre le Président-abbé Fulbert YOULOU, lors de son procès tenu à Brazzaville en juin 1965, je souhaiterais avant tout, si vous me le permettez, rappeler que ce dernier a été non seulement le premier président du Congo-Brazzaville avant et après son indépendance, mais qu’il jouissait également  d'une grande légitimité populaire d' envergure  nationale parfaitement attestée, entre autres au cours d'une élection au suffrage universel direct organisée un certain 20 mars 1961.


Constitutionnellement parlant le mandat du Président-abbé Fulbert YOULOU était de 5 ans allant de mars 1961 au mois de février 1966. Malheureusement,  il va être forcé et  contraint  à la démission au mois d'août 1963, à la suite d'un mouvement dit révolutionnaire qui, de mon point de vue n'en est absolument pas un à l'analyse des faits politico-historiques durant cette période.


Ce faisant, le Président-abbé Fulbert YOULOU en exil à Madrid (en Espagne) va être condamné par contumace à la peine capitale pour avoir soi-disant :


- utilisé à des fins personnelles un avion de guerre dont le nouveau pouvoir dit révolutionnaire n'a pas pu  rapporter la preuve matérielle de l'existence de l’appareil en question.


- apporté son soutien à Messieurs KASAVUBU et TSCHOMBE qui, à l'époque assument l'exécutif du pouvoir politique en République Démocratique du Congo et  qu'il a toujours considéré comme des alliés politiques ;


- détourné des fonds de l'Etat sans que l'on soit amené à étayer une telle accusation par des éléments irréfutables.


Or, il n'en est rien puisque le Président-abbé YOULOU est, ce me semble, coupable et responsable des faits  imaginaires conçus de toutes pièces par ses opposants qui vont se s’ériger en  révolutionnaires sans que l'on sache  véritablement par ailleurs  leur ambition pour le Congo (en dehors de son soutien à Messieurs KASAVUBU et TSCHOMBE qu'il reconnaît volontiers. D'ailleurs, il va s'en expliquer magistralement dans un  ouvrage intitulé  "J'accuse la Chine" publié en 1966 aux Editions la Table ronde.)


Par exemple, le Président-abbé Fulbert YOULOU s'est toujours défini comme un anti- communiste et son soutien à Messieurs  KASAVUBU et TSCHOMBE n'est à la fois pour lui que logique et constance dans la mesure où ils partagent les mêmes idéaux sur le plan politique.


Par conséquent, il ne peut être aux côtés de  son jeune frère africain Patrice LUMUMBA qui est d'obédience communiste.


A son propos,  le Président-abbé YOULOU déclare :


" ...LUMUMBA ne partageait ni mes croyances ni mes amitiés, mais la passion de l'Afrique qui l'envahissait, le dévorait jusque dans ses tragiques entêtements, en faisait mon frère africain ".


C'est dire que l'homme politique et démocrate YOULOU savait parfaitement reconnaître la valeur de ses adversaires et  était profondément respectueux de leurs personnes tout en se démarquant de leurs idéaux.


Quelles sont les grandes lignes de votre défense ?


Comme vous pouvez le constater je plaide avec force et non coupable en faveur du Président-abbé Fulbert YOULOU parce que les faits, objet du procès qui lui est injustement intenté, me paraissent absolument fantaisistes et non fondés.


D'un point de vue légaliste, il est  victime, ce me semble,  d'un coup de force, plus précisément d'un coup d'Etat dans la mesure où élu au suffrage universel direct, avec un mandat de 5 ans, il aurait été beaucoup plus judicieux, lorsqu'on a  un sens très affiné des instituions, de le sanctionner à l'occasion d'une consultation électorale. Tel n'est pas le cas.


De plus, force est de relever que depuis son entrée dans la scène politique en janvier 1956, l'Abbé YOULOU sort  pratiquement grand vainqueur de tous les scrutins électoraux organisés de façon transparente.


Au-delà des considérations "électoro-consultatives" l'homme politique Abbé YOULOU est très populaire et il l'est pour de bonnes raisons, me semble-t-il,  que le politologue Jean Michel WAGRET relève à juste titre:


" L'Abbé semble avoir depuis toujours caressé le grand dessein, à la mesure de ses ambitions, de promouvoir la nation congolaise dans la concorde et l'unité ; son audience et son assise politique Balali ne furent pour lui qu'un tremplin, une base de départ ; mais il prit toujours soin de ne pas se laisser enfermer dans ce rôle mineur et de penser à l'échelle de la nation tout entière ; souriant, aimable, conciliateur et diplomate né, il exerce sur ses interlocuteurs une étonnante puissance de séduction ; tout cela le prédisposait à devenir quelque jour le dénominateur commun des forces politiques du pays et à figurer le visage dans lequel chaque congolais aimerait à se reconnaître ".


Il s'agit là, peut-on dire, d'une panoplie de principes fondamentaux du Muntuïsme en matière politique. En effet,  le  choix du chef, comme nous  le rappelle le vénéré Cardinal Emile Biayenda, est fait sur un membre du clan qui a des aptitudes et la poigne d'un futur chef, plein d'équité, impartial, ayant le sens de la justice, ferme dans ses décisions, apprécié et jugé comme tel par le clan, les alliés et tous les voisins.


Et c'est ce que le Congo-Brazzaville n'a plus connu, et c'est très dommage, depuis la chute de nos patriarches comme l'Abbé Fulbert YOULOU, Jacques OPANGAULT, Stéphane TCHITCHELLE.


L'univers politique congolais a vraiment besoin de personnalités de cette envergure et comme l'a aussi relevé récemment le Président américain OBAMA lors de son passage en Afrique notamment au Ghana, d'institutions fortes.


Que répondez-vous aujourd'hui  aux " Révolutionnaires " qui chantaient " Youlou a tout volé " dans les années 60 ?


Parfois on apprécie véritablement et objectivement les choses après les avoir vécues. Je veux dire par là que l'état délabré du Congo-Brazzaville actuel n'est nullement l'œuvre des Pères de l'indépendance de ce pays que sont l'Abbé Fulbert YOULOU,  Jacques OPANGAULT et dans une certaine mesure Félix TCHICAYA.


Bien au contraire, il est la traduction voire la conséquence directe et brutale du changement politique et du régime opéré par les socialo-communistes, se réclamant de

« La Révolution ».

A ce  propos, je suis en parfait accord avec le Président-Abbé YOULOU lorsqu'il considère que " toute révolution appelle des mutations fondamentales et radicales. Une révolution doit être génératrice d'améliorations essentielles dans un pays " .

Alors quelles sont les mutations ou les améliorations essentielles opérées par les soi-disant Révolutionnaires des années 60 ?


Quels sont les privilèges détenus par les dirigeants du régime du Président-abbé YOULOU que les " Révolutionnaires"  auraient mis par la suite à la disposition du peuple congolais?


Les Révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963 ont progressivement transformé la République du Congo-Brazzaville en une République Populaire qui, malheureusement comme on le sait, nous a entraîné dans une République congolaise agonisante dans laquelle le respect du MUNTU et donc de l'être dans tous les aspects de son existence est fort bafoué.


Mais le  temps passant et les réalités sociohistoriques aidant, certains " Révolutionnaires" ont fini, comme le relève à juste titre mon Préfacier, le Professeur Justin Daniel GANDOULOU, par relativiser et remettre en question ce chef d'accusation de " Youlou a tout volé",  le considérant tout simplement comme fantaisiste ou arbitraire.


C'est l'illustration même d'un vieil adage selon lequel "qui veut noyer son chien l'accuse de rage".


Vous dites qu'avec L'abbé Fulbert Youlou, le Congo-Brazzaville a manqué sa marche vers le développement, l'unité, la paix...


Effectivement avec l'Abbé Fulbert YOULOU, le Congo-Brazzaville a manqué le train de son unité et celui de sa marche vers le développement par ce que sa ligne politique a toujours été celle du consensus, de la négociation et du compromis. L'homme politique qu'il a été n'a jamais voulu placer ses ambitions personnelles au-dessus de celles de la nation pour ne pas  mettre en danger ou en péril la vie de ses concitoyens et celle des êtres en général.


Une fois de plus, je suis en parfaite harmonie avec le Président-abbé YOULOU lorsqu' il observe à juste titre que :


" La politique n'est pas un métier dans un pays où il faut cultiver, produire, créer, soigner, construire, avant de palabrer ".


youlouplaidoirie1Or, c'est bien le contraire que l'on voit aujourd'hui dans nos pays d'Afrique avec une forte professionnalisation de la vie politique. Ce faisant, celle-ci a laissé place à ce qui fascine malheureusement certains Africains à savoir : le machiavélisme avec lequel l'homme politique africain ou reconnu comme tel, est celui qui est réputé être très habile dans l'élimination physique de ses adversaires.

En d'autres termes, et c'est bien triste à dire, chez nous, en politique les vices deviennent des vertus et  inversement. Tel est le drame de l'Afrique d'aujourd'hui !


En somme, la vie politique au Congo-Brazzaville tout comme dans les pays d'Afrique centrale doit être humanisée pour ne pas dire "muntuïsée".


On a souvent parlé des frasques de L'Abbé Youlou. En quoi cela a-t-il pu nuire à son image ?

On a souvent reproché à l'Abbé Fulbert YOULOU d'avoir pris femme et de porter toujours des soutanes signées de grands couturiers parisiens. Ces critiques m'ont toujours semblé peu commodes et n'ayant à ce titre aucun intérêt.  Je m'explique :


L'Abbé Fulbert YOULOU est ordonné prêtre en juin 1946. Ce n'est qu’au bout de 10 ans, qu'il se lance en politique en 1956. Durant cette période, l'Abbé YOULOU va parfaitement vivre son sacerdoce ou sa vie pastorale. C'est  lorsqu' il s'engage politiquement que son supérieur hiérarchique Monseigneur Michel BERNARD va s'y opposer en le sanctionnant par ailleurs.


Et dès l'instant où il va se donner corps et âme au service de son pays et ce, il faut tout de même le rappeler à la demande de plusieurs de ses partisans en raison de ses nombreuses qualités d'homme d'Etat, le problème ne va plus se poser pour l'Abbé Fulbert YOULOU pour mener une vie citoyenne, laïque et républicaine.


Aussi, le choix d'une femme par lui, n'est de mon point de vue qu'une manifestation de sa part de vouloir se définir vis-à-vis de ses concitoyens comme un simple homme dont le conditionnement existentiel est parfaitement identique à celui des autres hommes et donc dépourvu à ce titre de toutes légendes fantaisistes.


Quant au port des soutanes dans le cadre de l'exercice de ses fonctions politiques, il y a  certainement là une fois de plus une volonté de l'Abbé de marquer son engagement spirituel vis-à-vis de Dieu qu'il a toujours défini comme étant le Maître souverain garant de la justice et de l'ordre socio-divin.


De plus, la qualité de prêtre est définie par le droit canon comme un sacrement de l'ordre qui, théologiquement parlant a été institué par le CHRIST lui-même de sorte que lorsque l'on  est ordonné prêtre on l'est, par principe, à vie même en étant hors de l'institution chrétienne catholique.


Pourriez-vous, en quelques mots, esquisser le bilan politique du premier Président du Congo-Brazzaville ?


Le bilan politique du Président-Abbé Fulbert YOULOU se caractérise essentiellement par une volonté de sa part à vouloir faire de ce pays une nation unie. "Notre action ne peut porter ses fruits que dans l'union de tous les Congolais et dans un climat d'apaisement et de compréhension mutuelle", déclare-t-il solennellement. Il a toujours classé le principe de l'unité nationale au rang de "la règle d'or".


Toutefois, selon le Président-abbé, l'unité nationale au Congo ne peut nullement se faire par adoption des théories marxisantes ou socialo-communistes. L'efficacité d'un programme de développement économique selon lui ne peut se faire que par une sorte de pragmatisme sur le plan politique tenant absolument compte des réalités africaines.


A  ce propos, le Président-abbé YOULOU considère et j'adhère pleinement à cette vision des choses que :


" Le continent noir est profondément spiritualiste, traditionnaliste, attaché à ses coutumes, à sa terre, à ses chefs traditionnels. Il est démocrate et communautaire et il n'a pas attendu Marx pour mettre en commun ses ressources, mais il sait que rien de grand n'a été réalisé dans le monde en dehors de l'instinct naturel qu'ont les hommes de posséder, d'améliorer leur sort et de s'enrichir ".


Ce n'est ni plus ni moins la manifestation de ce qu'il convient d'appeler le Muntuïsme en matière politique, qui est à la fois une science et une doctrine ayant pour objet le développement intégral du MUNTU et du milieu dans lequel il évolue. Etant entendu qu'un tel voyage de développement intégral n'est possible que, si l'Afrique, en particulier le Congo-Brazzaville, parvient à s'accepter très clairement  par une consécration socio-effective des principes qui définissent son identité sinon il risque de ne jamais être.


Oui au principe de l'unité dans la diversité et non dans l'uniformité !


Pour l'avoir compris plus tôt  que ses opposants dits " Révolutionnaires "  le Président-abbé Fulbert YOULOU apparaît glorieusement comme étant le plus grand dirigeant digne de ce nom que le Congo-Brazzaville ait connu.


Son discours politique et son action afférente à celui-ci lui confèrent (car au-delà des mots l'homme pose des actes pour éradiquer les maux)  inexorablement la qualité de Père de la Nation Congolaise.


Que vive le Congo-Brazzaville comme l'ont rêvé les patriarches, les pères fondateurs de la République congolaise  à savoir : l'Abbé Fulbert YOULOU et Jacques OPANGAULT !


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tsiakakaPERE ADOLPHE TSIAKAKA (2) : « … Parler de l’abbé F. Youlou au Congo, ou encore être son partisan, de 1963 à 1991, c’était être perçu comme un contre-révolutionnaire, une manière d’enlever toute possibilité aux Congolais de connaître effectivement les données réelles de leur histoire… »  

Est-ce parce qu'il était prêtre comme vous que vous vous êtes intéressé à la vie de L'Abbé Fulbert Youlou ?

Écrire la vie de l’abbé Fulbert Youlou, c’est pour moi un devoir de mémoire et de justice, quand on a soi-même baigné sur les images dévalorisantes du Père de l’indépendance nationale produites par les médias nationaux. Nous ne pouvons nous projeter vers un avenir sans tenir compte de notre passé. Ce passé, quel qu’il soit, doit nous servir de leçons pour construire une société congolaise qui favorise un vivre-ensemble et un mieux-être de tous les Congolais.

Comment avez-vous réussi à réunir une documentation aussi importante (avec de nombreuses photos) pour un homme qui avait été longtemps banni au Congo ?

Deux sources ont permis la réalisation de cette biographie : Les sources écrites et orales. Pour les sources écrites, j’ai consulté principalement les archives du Ministère des Affaires étrangères Français et de la Congrégations du Saint Esprit (les Spiritains). J’ai lu également les mémoires du général de Gaulle, le Journal de Jacques Foccart, les différents livres sur la période coloniale et sur les indépendances d’Afrique, les journaux (le Monde, etc.). Les sources orales viennent des interviews de quelques acteurs de l’époque : Mgr Barthélémy Batantu (à l’époque séminariste stagiaire à Mindouli avant son déplacement à Goma-Tsétsé pour le soustraire de l’influence de l’abbé Youlou), Joseph Senso (2ème Maire congolais de Brazzaville), Gilbert Pongault (syndicaliste), Jean-François Gandou (syndicaliste), Habib Deloncle (Secrétaire d’état français aux Affaires étrangères), etc.

Quel vrai visage de L'Abbé Fulbert Youlou ce travail vous a-t-il permis de découvrir ?

youloutsiakakaUn visionnaire incompris et un homme qui n’a pas été soutenu financièrement pour réaliser son principal projet du barrage du Kouilou pour produire de l’électricité. L’électricité c’est le moteur du développement. Sans électricité aucune structure économique ne peut être réalisée. L’Abbé Fulbert Youlou l’avait compris à son époque.

Dans quelles circonstances s'était-il engagé en politique ? En avait-il le droit en tant que prêtre ?

C’est un groupe de personnes, en quête d’un leader, qui est à l’origine de son engagement en politique. Pour répondre favorablement à ces derniers, il leur disait : « je me suis fait prêtre pour mon peuple et si mon peuple me demande encore autre chose, je ne pourrai qu’accepter ». Malgré le désaccord de son Évêque, l’interdisant de faire la politique,  l’abbé Youlou opta pour le peuple et fut suspendu dans ses fonctions sacerdotales.

Comment expliquez-vous que malgré sa réhabilitation à la Conférence Nationale Souveraine, aucun parti politique ne soit né des cendres de L'UDDIA de l'Abbé Youlou ?

C’est l’affaire des hommes politiques.

Malgré tout, quel pourrait être l'héritage politique de L'Abbé Fulbert Youlou pour les générations d'aujourd'hui ?

L’unité ! Sans unité rien ne peut se faire de beau et de noble. Cette unité invite au respect de l’autre. Tous les peuples du Congo, dans leur diversité, ont des richesses à apporter dans la construction nationale. Le travail. Rien ne peut se faire sans le travail. A seul, la tâche est impossible à accomplir, à deux, trois, etc., l’impossible devient possible. Personne ne doit être écarté. L’exclusion ne profite à personne. Pour bâtir notre pays, le Congo a besoin de ses fils et de ses filles. Si le fleuve est important, dit un adage populaire, c’est grâce à l’apport des eaux de ses affluents. L’union fait la force. Évidemment, si nous sommes unis et si nous nous mettons au travail, nous ne pouvons que marcher sur le chemin du progrès. Unité-Travail-Progrès, c’est l’héritage que l’abbé Youlou nous lègue et si tu reçois un héritage, dit encore un autre adage populaire, fructifie-le.

PROPOS RECUEILLIS PAR MARC TALANSI

(1)    Du même auteur :


- Le procès de Kimpa Vita, la Jeanne d’Arc Congolaise, L’Harmattan, 2002.
- Le Muntuïsme : L’humanisme intégral africain, La Société des Ecrivains, 2006.
- Le Cardinal Emile Biayenda et sa vision du Développement intégral du Congo-Brazzaville, La Société des Ecrivains, 2008.

(2)    Du même auteur :

-    Emile Biayenda,  grandeur d’un humble, Editions du Signe, 1999.
-    Les larmes de ma mère, Poèmes, Editions La Bruyère, 2000.
-    Fêter  les jumeaux. Les berceuses koongo, L’Harmattan, 2005.
-    Méditer et prier avec le Cardinal Emile Biayenda, Editions du Signe, 2006.
-    La médecine  koongo. Sources, concepts et pratique actuelle, Editons du Signe, 2008.