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28
Mer, Sep
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politique
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Alors même que l’acte n’a pas été revendiqué et avant même que l’enquête confiée à la police parisienne n’ait donné ses premiers résultats, le clan d’Oyo au pouvoir à Brazzaville a montré du doigt les opposants congolais vivant en France d’avoir orchestré l’attaque. Mais beaucoup d’observateurs y voient plutôt une manoeuvre de diversion orchestrée par monsieur 8 % pour détourner l'attention sur la crise politique, économique et sociale que traverse le pays après son hold-up électoral.

A écouter le clan d’Oyo au pouvoir au Congo, l’attaque à la voiture-bélier qui a eu lieu dans la nuit de lundi 20 au mardi 21 juin dernier à l’ambassade du Congo à Paris est l’œuvre de professionnels. De fait, les assaillants ont utilisé une Opel Corsa pour forcer le portail du 37, rue Paul Valery dans le 16e arrondissement de Paris. Une fois à l’intérieur, ils ont jeté des cocktails Molotov sur une voiture garée dans la cour de l’immeuble de la chancellerie, cassé des vitres puis mis le feu au matériel de bureau et brûlé l’Opel Corsa avant de quitter les lieux. Ce sont des pompiers, alertés par les voisins, qui ont maitrisé le feu.

Vite, alors même que l’acte n’a pas été revendiqué et avant même que l’enquête confiée à la police parisienne n’ait donné ses premiers résultats, le clan d’Oyo au pouvoir à Brazzaville a montré du doigt les opposants congolais vivant en France. Or s’il est vrai que par le passé, un groupe dénommé « les combattants » avaient mené des opérations sur l’ambassade, c’était en plein jour et à visage découvert. Dans le cas d’espèce le modus operandi et les moyens utilisés diffèrent.

En réalité, beaucoup d’observateurs voient là la main du pouvoir de monsieur 8%, qui, reproduisant la méthode utilisée lors de l’attaque de Bacongo pour détourner l’attention de l’opinion sur le hold-up électoral opéré le même jour, a procédé de la même façon à Paris, histoire de faire diversion sur l’indignation générale des congolais et de l’opinion internationale suite à l’emprisonnement du général Mokoko. En un mot, c’est la clique Sassou-Okemba-Ndengué qui aurait orchestré cette opération avec l’aide de professionnels recrutés sur la place de Paris, dans le but de discréditer l’opposition congolaise en France auprès des officiels français.

Il en faudra certainement plus pour que le pouvoir congolais devienne respectable, empêtré qu’il est dans une crise politique, économique et sociale.