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Mise à jourMar, 26 Mai 2015
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Autisme

Nous sommes nombreux à avoir en mémoire la fameuse phrase de Jacques Chirac prononcée à Abidjan, pour flatter Félix Houphouët-Boigny, selon laquelle " l'Afrique n'est pas mûre pour la démocratie." Aussi imparfaits soient-ils, les exemples du Sénégal, du Ghana, du Libéria, du Kenya, de la Namibie, de la Zambie et avant hier, celui du Nigéria apportent un démenti cinglant à cette affirmation condescendante qui, en réalité, traduit publiquement le soutien inconditionnel des puissances néocoloniales aux dictateurs au pouvoir depuis des lustres dans nos pays.

Outre ce soutien sans complexe aux dictateurs garants de leurs intérêts, "l''Afrique n'est pas mûre pour la démocratie" résume tout le mépris et l'infantilisation des Européens à notre égard. Aussi longtemps que les Bongo, les Sassou, les Eyadema, les Biya, Dos Santos, Obiang et autres Déby ou leurs clones se succéderont au pouvoir, nous avons toutes les chances de figurer parmi les dernières nations au monde que notre confrère " Le Monde " qualifie à juste titre de " pays aux élections truquées, aux plébiscites délirants, aux familles régnantes, aux présidents qui "répondent à l'appel du peuple " pour ne jamais quitter le pouvoir.

Ah, ce fameux appel du peuple ! Au Congo, nous y sommes déjà puisque Sassou envisage d'y organiser un referendum dont l'issue des résultats truqués ne fait aucun doute. L'appel du peuple. C'est le titre de la chanson que nous interprètent à l'envi Sassou et les propagandistes du PCT. Ils nous feraient presque pleurer en mesurant l'incroyable sacrifice que consent ce vieil homme fatigué de 71 ans entièrement voué à la protection de ce peuple perpétuellement en proie aux guerres tribales. Ce n'est pas sûr que plus c'est gros plus ça passe, mais la finesse n'étant pas une spécialité de la maison, nous pouvons nous attendre à tout, même au pire.

Sassou et le PCT n'inventent rien. Ils reprennent un argumentaire tristement banal commun à tous les dictateurs du monde. Ils ont l'ouïe particulièrement fine pour entendre et répondre vaillamment à l'appel du peuple lorsque la conservation du pouvoir est en jeu. Mais ils deviennent aveugles, sourds et muets quand il s'agit de répondre aux besoins les plus élémentaires de ce même peuple qui croupit dans la misère la plus crasse depuis qu'ils "gouvernent".

Les exemples des pays africains dans lesquels l'alternance au pouvoir se banalise apportent un éclairage nouveau sur le continent. Ce ne sont pas les peuples africains qui ne sont pas mûrs pour la démocratie contrairement à ce que l'on cherche à nous le faire croire. Ce sont nos dictateurs qui, atteints d'autisme profond, ont tout intérêt à entretenir cette croyance pour justifier le refus de quitter le pouvoir. Sourds, aveugles, totalement hermétiques aux aspirations démocratiques des peuples suffisamment murs pour l'alternance politique et aux bouleversements en cours dans le monde comme sur le continent, ils n'entendent sortir de leur palais que sous les honneurs de leurs gardes prétoriennes les pieds devant. Ou, comme ils y sont entrés, sous le bruit des obus.

Plus le temps passe, plus il apparaît évident que c'est la seule option que Sassou, dont l'autisme ne fait plus de doute, impose aux Congolais. L’opposition saura-t-elle trouver des ressources morales, psychologiques et intellectuelles nécessaires pour nous sortir de ce piège ? Si nous n’avons qu’une question à nous poser dans les semaines à venir, c’est bien celle-là. Dans tous les cas, elle ne doit sous aucun prétexte laisser le moindre prétexte au dictateur de se placer au centre du débat politique pour le laisser mener le jeu à sa guise. Dans la mesure où il n'est plus en droit de conduire les affaires du pays à la fin de son "mandat", il n'a plus aucune légitimité pour se prononcer sur les échéances électorales à venir. C'est sur le degré de fermeté sur ce point que nous saurons apprécier la capacité de l'opposition de mettre un terme aux velléités monarchiques de Sassou et de son clan.

Musi Kanda

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Les élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu en novembre 2016 dans ce pays cinq fois grand comme la France.

M. Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 après l'assassinat de son père Laurent. Il a été élu président en 2006 et réélu en 2011 à l'issue d'un scrutin marqué par des irrégularités massives et à l'origine de la crise politique que traverse le pays. La Constitution lui interdit de se représenter.

Mais en février, le président a promulgué une réforme électorale qui pourrait, selon ses opposants, retarder l'élection présidentielle de 2016 et permettre à M. Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat. Cette révision de la Constitution avait déclenché des troubles meurtriers à Kinshasa et dans plusieurs villes de provinces en janvier.

Selon la Maison Blanche, le président Obama a salué " le bilan du président Kabila qui est parvenu à sortir la RDC de la guerre et a placé le pays sur la route d'un progrès démocratique continu que des élections justes et libres de 2016 devraient consolider ".

© AFP.


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