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Mer, Jan
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Il ne faut plus se cacher derrière son petit doigt. La solution à la crise politique post-électorale née de la victoire controversée de Denis Sassou Nguesso est militaire. En face de Denis Sassou Nguesso, il fallait dresser un homme qui lui ressemble pour produire un effet miroir : un militaire, un officier général et un natif de la partie septentrionale du groupe ethnique Mbochi. 

Aujourd’hui, le général Mokoko serait dans la ligne de mire de Sassou parce qu’il aurait commis le péché d'arriver en tête du scrutin du 20 mars dernier et qu’il a appelé à la révolte les Congolais. Un crime de lèse-majesté. La DGST, en relation avec le parquet, serait en train de finaliser un plan d'arrestation d’ores et déjà éventé par l'ancien chef d'état-major. Ce serait la raison pour laquelle il aurait trouvé refuge dans un lieu sûr. Une ambassade étrangère ? Nul ne le sait.

Démasqué, le vrai visage du régime congolais laisse transparaitre sa violence et son appétit insatiable du pouvoir. Si sa rhétorique ressemble à un langage proche de la défense de la veuve et de l’orphelin, sa réalité est d’une rare étrangeté faite de déconstruction cynique. Ce passage en force du pouvoir de Brazzaville, révulse les congolais.

Les congolais qui ont tant soif de changement, voient en ce général, celui qui peut défier Sassou et son clan. Des tréfonds de son impopularité, ce dernier promet une « victoire » dès le premier. Mais en dépit des règles biaisées de ce simulacre d’élections, Mokoko qui s’est lancé dans le démantèlement du pouvoir, conteste tant la crédibilité des structures chargées de superviser ces pseudos scrutins que la victoire que le pouvoir entend voler au peuple.

Moi que vous avez appelé Moïse, comme ce peuple d’Israël maltraité par un pouvoir injuste, j’ai entendu votre appel de tous les Départements, du plus profond de notre société. Mes Chers Compatriotes, Vous avez en d’autres temps su braver ce même type de pouvoir en lui imposant une Conférence Nationale Souveraine en 1991, qui a balisé notre démocratie à présent confisquée. Peuple Congolais, Votre destin est entre vos mains, il vous appartient de le défendre.

Selon un récent sondage (qui a filtré) datant de cette semaine, effectué pour les besoins stratégiques du pouvoir en place, il en ressort que Mokoko, le candidat du peuple arriverait en tête avec 37,5 % devant Parfait Kolélas à 18% et Okombi à 16 %, tandis que Sassou se situerait à un peu moins de 10 %.

Le candidat Jean-Marie Michel MOKOKO proclame que l’organisation de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 se fait dans le cadre d’une gouvernance électorale opaque qui ne lui garantit ni transparence, ni crédibilité. En conséquence, le candidat Jean-Marie Michel MOKOKO exige le report de ce scrutin susceptible d’affecter la paix sociale et la concorde nationale.

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