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Mer, Jan
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A son arrivée à l’aéroport international Maya-Maya, aux environs de 19 h 35, le général Mokoko a eu un comité d’accueil pour le moins étonnant. D’abord empêché de quitter le salon d’honneur par des policiers en uniforme et en civil, Jean-Marie Michel Mokoko a ensuite été reçu par un groupe d’une quarantaine de personnes, descendues de deux bus de vingt-quatre places, visiblement bien équipés.

" Sassou doit se retirer comme un homme de paix (...) Si la commission électorale indépendante ne devient pas vraiment indépendante et si la transparence du scrutin n’est pas garantie, alors il faudra réagir. Ce sont les Congolais qui décideront de la suite. Un soulèvement populaire et pacifique n’est pas à exclure. Moi, je me rangerai du côté du peuple ". Dixit le général Mokoko.

Afin sans doute de briguer la magistrature suprême lors de l’élection présidentielle avancée au 20 mars, Jean Marie Mokoko, ancien chef d’état-major général de l’armée congolaise a commencé par démissionner du cabinet de Sassou Nguesso et de son poste de représentant spécial de la présidente de l’Union africaine (UA), chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale, par lettre adressée au dictateur infatigable. Candidat sans parti, il trouvera sur sa route l’opposition congolaise qui n’entendra céder sa place à un intrus, et bien sûr Sassou qui ne manquera pas de le disqualifier en raison de sons statut de militaire.