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Mer, Jan
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On sait d’ores et déjà que Sassou a instruit la Cour Constitutionnelle, après une réunion nocturne du clan Mbochi, d’invalider la candidature du général Mokoko : le dictateur infatigable se doit en effet d’être le candidat unique du Nord, comme d’habitude. Les juristes sont mis à contribution pour trouver un motif présentable pour l’écarter. On pense que ce motif sera en lien avec l’affaire de la vidéo que Sassou a opportunément sortie le jour de la candidature de Mokoko, dans le journal des bords de Seine de son beau parent.

La stratégie d’encerclement mise au point par l’opposition, après avoir testé sans succès celle du boycott, est une trouvaille congolaise qui peut surprendre tant elle tranche avec l’idée d’une candidature unique capitalisant le maximum de voix possibles. Suggérée par les candidats venus du système, cette technique consiste à privilégier le fait d’entourer le commis chargé de la manœuvre et tricheur central par des multiples représentants des candidats devant officiellement valider les procès-verbaux. 

L’air est lourd ce samedi soir 13 février à Brazzaville, et pas seulement en raison de la touffeur nocturne et d’un ciel orageux. Peu après 21 heures locales, des policiers en civil et en uniforme ont pris position au centre-ville, entre l’hôtel Mikhael et l’ambassade du Congo Kinshasa voisin. Visé par ce dispositif, le général Jean-Marie Michel Mokoko compte les heures, entouré de sa vieille mère et de sa garde rapprochée sur le qui-vive.

" Quelques journalistes venus, simplement, faire leur travail de presse ont été tabassés et certains ont perdu leurs biens, dont une caméra. Des personnes innocentes, venues simplement à l’aéroport accueillir un parent, ont été malmenées et rouées de coups ", écrit le journal La Semaine africaine, qui avertit que Sassou " n’a pas besoin que ceux de ses partisans qui ont peur de ses adversaires politiques recourent à la violence pour le défendre ". .

« Jeune Afrique » a révélé hier l’existence d’une vidéo non datée qui donne à voir le général Mokoko en pleine préparation d’un coup d’Etat avec des prétendues barbouzes liées à la DGSE française ! Mieux, il y lit même sa déclaration de prise de pouvoir. Le visionnage de cette vidéo donne à voir et à entendre un Mokoko assez naïf pour espérer renverser le régime en place avec quelques coupures de billets de 50 euros exhibés complaisamment par son interlocuteur (un don de la Diaspora - est-il dit - donc forcément mis au parfum !).

" Le directeur général de la police a organisé cette agression caractérisée. D’après le porte-parole de la police, des hommes ont été envoyés pour ma protection, mais je n’étais pas en danger ! Dans ce pays le simple fait de dire qu’on est candidat constitue une infraction !  (...) Il ne reste plus qu’au président de déclarer tous les candidats forfaits et se présenter seul ".

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