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Le président autoproclamé fait main basse sur l’économie de son pays

politique
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En dehors du déplacement, la course de taxi au Congo vous offre ce que vous trouverez rarement au monde: les taximen vous renseignent sur les propriétaires de de tel ou tel immeuble impressionnant qui pousse dans la ville. Le récit de ces “enquêteurs non officiels” vous indique à quel point le clan au pouvoir a fait main basse sur la richesse du pays. Les détails sont parfois croustillants au point où l’on est tenté de prendre le récit pour du délire.

Il y a toutefois une personne qu’on ne mettra jamais dans le lot de ceux qui délirent: c’est Eva Joly. Elle fut juge d’instruction dans l’affaire Elf et connaît quelques  

petits secrets de l’enrichissement illicite des potentats africains qui dirigent les pays sur lesquels elle a enquêté. C’est le cas du Congo-Brazzaville.

Le 11 février 2012, en campagne électorale, elle déclarait que le clan au pouvoir au Congo détenait environ 20% du PIB total du pays. C’est un chiffre énorme. En langage simple, cela veut dire qu’à chaque fois que le pays crée une richesse équivalente à 1000 francs, 200 francs appartiennent au clan au pouvoir. Convertis en termes de milliards, cela donne le vertige.

Au début du mois de décembre 2020, la très respectable ONG britannique qui combat la corruption a publié un rapport sur un des mécanismes par lesquels le clan au pouvoir s’enrichit au détriment de la population.

Dans ce rapport l’ONG Global Witness révèle qu’une entreprise liée à la famille présidentielle congolaise tirerait près de 6 millions d’euros annuels grâce à une nouvelle prime imposée aux tankers pétroliers ; il pourrait s'agir du dernier montage illicite de la famille Sassou-Nguesso. Avant le prochain.

Lire le rapport de Global Witness

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