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Mar, Mar

Sassou reporte son " dialogue des cons " au lundi 13 juillet  et va le tenir, tel un voleur, en catimini et à la sauvette, à Sibiti, localité située à environ 250 km à l'ouest de Brazzaville. Le décret du dictateur qui délocalise en catastrophe le monologue du PCT ne fournit aucune explication sur ce changement de calendrier ni sur le choix de ce lieu. Peur d'une révolte à Brazzaville ?

De quelle paix le président de la République parle-t-il lorsque chaque Congolais sait qu’il procède actuellement à un recrutement militaire à l’insu du Haut commandement de l’armée, dans tous les districts de la partie nord du Congo ? Les 500 nouvelles recrues de Brazzaville s’entraînent actuellement sur les collines de Lifoula dans la banlieue nord de Brazzaville, tandis que les recrues de la partie nord sont cantonnées, les uns dans le camp de Tsambitso à proximité d’Oyo ?

Dix jours de travail pour les « experts organiques », et cinq jours d’applaudissements prolongés pour les partisans du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Est ainsi jouée la pirouette extraordinaire d’un rassemblement monolithique, sous la mascarade d’un dialogue national sans exclusive, sans préalable, sans apriori... Un dialogue national sans Opposition politique n’est rien de plus qu’une performance anti-démocratique. Avons-nous besoin d’un monologue stérile, alors que les réponses techniques sont connues ?

Dans un document publié cette semaine sur l’expulsion d’au moins 179 000 ressortissants de RDC au cours de l’année 2014, Amnesty International dénonce des atteintes graves aux droits de l'Homme. Le rapport estime que « les expulsions collectives de ressortissants de la RDC pourraient constituer des crimes contre l’humanité » et accuse les autorités congolaises de « déni de réalité ».

L'annonce de la tenue d'un dialogue national et de la création d'une commission préparatoire dans un délai de dix jours n'est pas réaliste. Les préparatifs de la rencontre ont sans doute déjà été engagés. Cela signifie que la situation présentée aux citoyens n'est pas conforme à la réalité. D'autres questions apparaissent quant à la composition du comité d'experts chargés « d'apporter des éléments de réponses techniques aux questions » à l'agenda de la rencontre. Sur quelle base les personnes qui prendront part au dialogue seront-elles choisies ?

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