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L’action terroriste et l’oppression qu’exerce Sassou Nguesso sur les populations du Congo relèvent indéniablement d’une initiative du démon. Il faut une foi agissante pour arriver à faire tomber le règne de Satan sur lequel repose le pouvoir de Sassou Nguesso. Là où l’Évangile est absent ou ignoré, le démon performe sans entrave et son action consiste à établir et contrôler un système d’oppression et de mensonge. Cette réalité spirituelle trouve une cohérence dans le contexte sociopolitique du Congo-Brazzaville, où le diable a pénétré, par le biais de la corruption et des assassinats des gardiens du temple, dans l’enceinte du sacré divin. Son triomphe éclate dans la mesure où les disciples du Fils de Dieu compromettent, par le silence, la peur et l’accommodation, la raison d’être de la présence du Christ sur terre, à savoir détruire les œuvres du diable.

Les dictatures se ressemblent toutes en ce qu’elles reposent sur la peur qu’elles nourrissent au sein des populations par des intimidations, comme celles que l’on voit exercer le régime de Sassou Nguesso. Lorsque l’on y réfléchit bien, ce qu’il est possible d’observer c’est une lâcheté exécrable qui se révèle à travers les actions de tourmente que Sassou Nguesso fait peser sur les paisibles populations innocentes du sud du Congo. Pourquoi lâcheté ? Des faits appuient cette stigmatisation. Sassou Nguesso harcèle sans vergogne des populations sans défense et qui n’ont fait qu’exprimer leur droit et réclamer justice à travers une démarche démocratique. Il y a en réalité bien plus dans cette violence qu’une réaction à son échec électoral. Il s’agit de l’exécution d’un plan de nettoyage ethnique et d’affaiblissement d’un groupe ethnique, élaboré depuis fort longtemps. Sassou Nguesso et ses complices devront bien un jour répondre de ce génocide.

 

Par ailleurs, l’incapacité de Sassou Nguesso transparaît aussi dans le fait que durant tout son règne de trente-deux années, il a été incapable de se mettre au niveau des aspirations du peuple congolais tout entier, puisqu’il n’a pas l’intelligence de savoir répondre aux exigences de développement national et d’unité nationale qu’imposent le rapport entre gouvernants et gouvernés. Ne serait-il pas en train d’utiliser la violence abjecte pour cacher cette incapacité ? Il n’est pas à la hauteur des responsabilités que doit assumer un leader digne de ce nom, puisque son esprit est captif de son égoïsme et de sa pusillanimité. Sa vision des choses, notamment du pouvoir, ne peut en être qu’étriquée. Il vous dira qu’il s’en fiche, certes, tant qu’il a le pouvoir, cela lui suffit. Si tel est le cas, pourquoi s’évertue-t-il alors à vouloir donner une image dorée de lui-même à travers le monde ? Pourquoi dépense-t-il alors l’argent du Congo pour corrompre le monde entier afin de se faire accepter ? En réalité, il ne s’en fiche pas du tout. La vérité est qu’il a plutôt peur, et c’est cette frousse qui l’anime et l’incite à agir. Il a peur de perdre le pouvoir et de se voir ainsi exposé d’autant qu’il se sert de son pouvoir pour se protéger contre toute intention vindicative ou action judiciaire.

L’infamie conséquente de la peur

 

Le drame pour Sassou Nguesso est que la peur qu’il ressent est d’autant plus grande qu’il s’embarque dans une tourmente qui l’incite à agir avec plus de malveillance. Comme l’énonce si bien une locution latine : « Abyssus abyssum invocat », c’est-à-dire l’abîme appelle l’abîme.

 

L’abomination du comportement de Sassou Nguesso est proportionnelle à la crainte qui l’étreint : plus il a peur, plus il agit dangereusement ; plus ses actions sont abominables, plus il a la trouille !

 

Quel cercle vicieux ! Il s’est lui-même mis dans un abîme dont il ne peut sortir. Et comme c’est son choix, on se saurait avoir pitié d’un tel personnage, surtout eu égard à la déliquescence morale délibérée qui caractérise son régime et son mode de gestion de la chose publique. On le désavoue plutôt, et c’est ce qui s’est passé au cours des élections présidentielles pour lesquelles il n’a pas été le seul arbitre : 1992 et 2016.

 

L’on peut aussi évoquer son manque de bravoure d’affronter le verdict des urnes, et bien plus, d’assumer la responsabilité de ses crimes d’assassinats, notamment ceux du Président Alphonse Massamba-Débat et du Cardinal Emile Biayenda, et pour les crimes contre l’humanité, comme les Disparus du Beach et le génocide dans le Pool, pour lesquels il craint d’être jugé par la cour pénale internationale. Les articles 10 et 96 de son infâme constitution de 2015 en sont l’indication et le but inavoué de ce changement de constitution qu’il a abjectement orchestré. Fuir la responsabilité de ses crimes n’est pas l’attitude d’un homme courageux et magnanime. En outre, un homme ne peut se voir décerner une distinction honorable lorsqu’il s’octroie partialement et malhonnêtement les moyens de l’État pour imposer un système qui exclut tout débat et tout affrontement à forces égales. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! » Sassou Nguesso s’accapare tous les moyens économiques, financiers et militaires de la nation pour se créer une position de force contre laquelle tout adversaire et la population entière se trouvent impuissants. Quelle ignominie ! Ces moyens, qui appartiennent au pays tout entier, il se les approprie de façon illégale, conscient du fait qu’une répartition équitable l’affaiblirait notoirement et le rendrait incapable de gagner un débat ou une élection transparente, même une guerre.

 

Contrer et mettre à nu le diable

 

Le Congo n’est pas le premier pays au monde à connaître la dictature. Des régimes similaires ont existé à travers le monde et ont heureusement fini par s’écrouler, quelquefois de manière presqu’inattendue. C’est dire que la fin du régime Sassou Nguesso est inéluctable, non pas seulement parce que tout a une fin, mais surtout parce que Sassou Nguesso a des faiblesses et que son système, tout bien ficelé qu’il soit, n’est pas pour autant inébranlable. J’ose dire que ce qu’il croit être sa force insurmontable, à savoir sa capacité militaire et policière, constitue tout aussi bien sa faiblesse. La fin du régime de Sassou Nguesso, il ne faut pas l’attendre passivement, il faut plutôt la causer activement, et ce de façon réaliste. Un despote qui a passé plus de trente années au pouvoir n’a plus rien que les stratèges congolais ne puissent savoir. L’on sait comment il pense et agit. Tout est mis à nu par sa façon de penser et d’agir. Le plus évident c’est qu’il n’a qu’une façon pathétique de contrer le mécontentement populaire. Il recourt d’ailleurs à cette seule méthode même lorsque la population ne réagit pas. Sa méthode, devenue classique, c’est créer des situations de trouble pour justifier une violence gratuite contre des populations innocentes et paisibles et ainsi créer la peur et la panique. Qu’en tire-t-on ?

 

La première des leçons c’est de ne pas céder à la peur qu’il veut ainsi susciter dans l’esprit des populations. C’est lui qui a peur et nous, le peuple, nous devons lui faire peur par un effort de vaincre l’intimidation qu’il veut susciter en nous. « La seule chose dont il faut avoir peur c’est la peur elle-même », avait déclaré le Président Franklin Roosevelt. N’ayons pas peur !

Ensuite, il faut refuser à Sassou Nguesso le droit de créer un bouc émissaire. Le nettoyage ethnique que Sassou Nguesso entreprend ces jours-ci en dit long. Il faut oser lui dire qu’il est le seul responsable et le seul coupable de la crise politique et de la violence. Certains leaders de l’opposition l’ont courageusement fait et c’est une démarche que nous encensons. Il convient que d’autres voix s’élèvent courageusement pour faire du vacarme autour de cette approche diabolique que Sassou Nguesso utilise et qui ne reflète rien d’autre que ce que j’ai relevé plus haut, à savoir, la fuite de responsabilités. Parmi les voix que le peuple congolais aimerait voir se lever, il y a celles des autorités chrétiennes : catholiques, protestantes, salutistes et kimbanguistes. Une clameur œcuménique, en quelque sorte, pour dire à haute voix et avec virulence : STOP ! Dans la situation actuelle, le silence et même une contestation marmottée des responsables des églises susmentionnées pourraient être considérés comme complices des actions de Sassou Nguesso.

 

Le temps de l’évangile est toujours présent, et il se fait de plus en plus pressant, eu égard aux souffrances du peuple congolais. L’action des autorités chrétiennes ne devrait pas se limiter à des appels à l’arrêt des violences ou à trouver une entente avec Sassou Nguesso pour résoudre la crise.

 

La crise ne peut pas être résolue par une négociation avec celui qui la crée et l’entretient pour ses intérêts. La clameur doit véhémentement demander à Sassou Nguesso de démissionner et respecter la volonté du peuple qui a dit vouloir tourner la page Sassou Nguesso et se donner un avenir meilleur en confiant sa destinée à un autre dirigeant. La clameur, traduite en action, implique la nécessité de mener sans tergiversation une action œcuménique de soulèvement populaire de grande envergure. Celle-ci s’impose devant l’obstination de Sassou Nguesso de vouloir à tout prix rester au pouvoir et tuer des populations innocentes. Devant une telle obstination injustifiée, il faut opposer une action radicale à la lumière du caractère radical de l’Évangile. En quoi consiste ce caractère radical de l’Évangile ? Il s’agit d’une vision du monde se traduisant en une façon de vivre exigeante et décisive et qui, sans équivoque, contraste deux réalités : le bien et le mal. Cela implique un choix : choisir d’œuvrer pour le règne de Dieu et agir en conséquence, ou bien choisir d’œuvrer, par le silence, pour le règne de Satan qui prévaut au Congo. Le choix est clair et sans ambiguïté. Jésus n’a pas eu peur d’affronter les chefs de la société juive qu’il trouvait coupables de mauvaise conduite. (...)

 

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Erutan Kimbembe

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Déclarations de l'opposition suite à l'élection présidentielle du 20 mars 2016. Cherchez l'erreur !

 

Déclaration d'Okombi Salissa

 

Chers amis, mes chers compatriotes, 

 

Les événements en cours dans notre pays, surprennent plus d'un Congolais lambda. Il est de notoriété publique que le verdict du 20 mars 2016 sonne le glas de l'ancien président de la République. Battu régulièrement au premier tour de cette élection, in fine, écarté du deuxième tour de cette grande échéance. Contrairement au simulacre de la cour constitutionnelle au service de l'ancien président, les urnes ont parlé, et le reste n'est que du banditisme qui n'honore pas les auteurs. Quand on gagne une élection, la sérénité est de mise; le contraire n'est autre qu'une illustration de la frustration. 

 

Notre jeune démocratie vit des heures sombres et l'espoir d'une alternance portée par la majorité de notre peuple est mis à mal par ceux-là même qui se proclament chantres de la paix. 

 

Que de temps perdu ! Que d'énergies dispersées par la faute de ceux-là qui parlent de paix et font le contraire !

Des arrestations, intimidations, tueries et séquestrations des leaders de l'opposition sont légions. Depuis le 04 avril, l'on observe des simulacres d'attaques, des bombardements qui signent le "goût du sang des autres", la traque de toute personne ayant un avis contraire du pouvoir. Oui, encore des déplacés, ce qui montre que nous sommes bien dans une dictature qui côtoie les sommets de la barbarie. 

 

Que de temps perdu ! Que d'énergies dispersées par la faute de ceux-là même qui parlent de paix et font le contraire !

Je voudrais ici remercier les populations qui se sont déplacées massivement pour porter leurs voix aux candidats de l'opposition lors du scrutin. 

 

Je remercie également celles qui ont porté leurs choix sur ma personne à travers l'ensemble du territoire national. Je vous réaffirme ici et maintenant, ma ferme volonté de faire triompher la démocratie dans notre pays. 

 

Les plates-formes FROCAD/IDC restent solidaires des stratégies mises en place et je le répète, notre unité constitue une force pour la lutte et un frein pour le pouvoir. Ce qui explique l’embastillement des uns et le courroux chez certains des nôtres. 

A l'ensemble des Congolais, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, je crois à la force des idées et au combat noble. 

L'ancien président de la République doit avoir le courage de respecter la voix du peuple et accepter l'expression de la démocratie. Le gangstérisme que nous vivons n'est autre que le résultat de l'échec subi lors de l’élection présidentielle. 

 

Une fois de plus, je dis qu'en ce qui me concerne, je ne reconnais pas la victoire de Denis SASSOU NGUESSO car éliminé au premier tour. De facto, les résultats publiés par la cour constitutionnelle sont sans conséquences. Pour moi, un deuxième tour est d'actualité entre les deux candidats de l'opposition, Jean Marie Michel MOKOKO et Guy Brice Parfait KOLELAS, qui sont les deux élus choisis par le peuple pour ce deuxième tour. 

 

Ce que nous vivons et subissons actuellement, n'est que théâtralisation de l'échec cuisant vécu par le candidat du pouvoir pour distraire et intimider les populations. 

 

Je demande que cessent les bombardements dans les localités du Pool, la traque des jeunes gens et des opposants. 

Nous sommes disposés pour un dialogue entre l'opposition et le pouvoir, afin de traiter des vrais sujets qui nous préoccupent : le vrai verdict des urnes, l'organisation du deuxième tour de cette élection, la sortie par la grande porte de l'ancien président de la République. Sans quoi, rien ne pourra plus avancer dans notre pays. 

 

En ce qui nous concerne, nous devons faire preuve de conscience et d'unité au sein de l'opposition FROCAD/IDC, car notre victoire confirmée par les 80% de la population ne peut souffrir d'aucune entorse, ni laisser aux mains des mauvais perdants, sinon, les Congolais ne nous croiront plus jamais. 

 

Je réaffirme que la démocratie triomphera dans notre pays contre vents et marées. 

 

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Déclaration de l'UPADS de Tsaty Mabiala

DECLARATION DE L’U.PA.D.S AU TERME DU PROCESSUS RELATIF A L’ELECTION PRESIDENTIELLE ANTICIPEE DU 20 MARS 2016

En régime présidentiel, l’élection du Président de la République demeure l’échéance politique majeure. Après sa victoire incontestée de 1992, l’U.PA.D.S n’a plus participé à une élection présidentielle, soit parce que les conditions n'étaient pas réunies, soit en raison de l'invalidation de sa candidature comme ce fut le cas en 2009. 

 

La Présidentielle de 2016 a remis à notre réflexion le débat sur la participation ou non à cette échéance et en a conclu par l'affirmative en concertation avec nos alliés de la plate-forme FROCAD-IDC. 

 

Investi par le Conseil National du Parti en sa session extraordinaire du 30 et 31 janvier 2016, Pascal TSATY-MABIALA. 1er Secrétaire du Parti s’est porté candidat de l'U.PA.D.S et de tous ceux qui militaient activement pour une alternance démocratique afin d’apporter de la fraîcheur et une nouvelle respiration à notre démocratie. 

 

Quoique les résultats n’aient pas été à la hauteur des attentes, l'U.PA.D.S se satisfait de cette participation qui au-delà des enjeux électoraux, conforte sa place sur l’échiquier politique congolais et demeure une force politique incontournable.

 

Analysant l'arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle sur les résultats de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, l'U.PA.D.S prend acte des résultats publiés par cette haute Institution, appelle ses militants à s'interdire tout acte attentatoire à la paix civile de quelque nature qu'elle soit. Le Secrétariat National invite tous les militants de lU.PA.D.S à se remettre immédiatement au travail et à se concentrer d'ores et déjà à la préparation des élections législatives, locales et sénatoriales prochaines. 

 

Enfin, l’U.PA.D.S  attire l’attention de tous et en particulier du pouvoir que la République unie, solidaire et fraternelle que nous appelons toujours de tous nos vœux, cette République que les pères fondateurs se sont efforcés de construire avec détermination et abnégation, se trouve au bord du précipice. 

 

L’U.PA.D.S appelle à un grand sursaut républicain, dans le respect de nos différences et de nos choix fondamentaux en privilégiant les vertus du dialogue. 

 

Fait à Brazzaville, le 07 avril 2016. 

Le Secrétariat National

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