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28
Mar, Mar

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« Je soutiens l’opposition congolaise face à un hold-up électoral mené avec des méthodes staliniennes d’un autre âge. Et les dernières nouvelles que j’ai eues vendredi sont inquiétantes : à Brazzaville, on intimide les opposants et le régime a fait appel à des mercenaires étrangers pour faire taire la contestation. Il y aurait notamment des Burundais sur place ».

Loïk Le Floch-Prigent, ancien patron d’Elf sous Sassou I jusqu’au début du mandat de Lissouba, était le partenaire de tennis du dictateur infatigable. C’est dire qu’il connaît bien « cet homme vieillissant qui accapare tous les pouvoirs depuis plus de trente ans ». Son interview  parue dans le quotidien français « Libération » n’en est que plus éclairante. Extraits.

(...) « Je soutiens l’opposition congolaise face à un hold-up électoral mené avec des méthodes staliniennes d’un autre âge. Et les dernières nouvelles que j’ai eues vendredi sont inquiétantes : à Brazzaville, on intimide les opposants et le régime a fait appel à des mercenaires étrangers pour faire taire la contestation. Il y aurait notamment des Burundais sur place, mais aussi un mercenaire français, Patrick Klein, ancien collaborateur du célèbre Bob Denard. Et pourtant, toute cette dérive passe quasi sous silence en France. Déjà mercredi, trois journalistes français ont été agressés par la police politique du régime, leur matériel a été confisqué. Mais, dans l’ensemble, les médias français en ont peu parlé. Aucun député ou ministre ne s’est indigné. C’est ahurissant ! (…).

Je connais bien le principal opposant, le général Jean-Marie Michel Mokoko. C’est un ancien saint-cyrien très brillant, avec une vraie carrure internationale. Et je pense que les Congolais ne vont pas accepter le forcing du pouvoir en place (…)

N’oubliez jamais que 50 % des Congolais ont moins de 20 ans. Ils ne vont pas se soumettre, ils ne veulent plus de cet homme vieillissant qui accapare tous les pouvoirs depuis plus de trente ans » (...)

© Libération (25/3)

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