REMARQUE ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord. En savoir plus

J'ai compris
25
Mar, Avr

politique
Typographie

Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit.

L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

 

Purge 

Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.  

 

Traits distinctifs d’un dictateur

Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997  avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature. 

 

Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale notamment la France devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwe de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Mwinda sur Twitter

Facebook