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Jeu, Mar

politique
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Maître Essou, avocat au Barreau de Brazzaville et l’un des avocats du colonel Marcel Ntsourou a été interpellé dans une rue de Poto Poto, après  avoir été piégé par un coup de téléphone de la police politique de Sassou. Il a été placé en garde à vue depuis samedi dernier. Selon le sieur Moungalla, griot émérite du clan au pouvoir, l'avocat serait prétendument auditionné, comme témoin, dans le cadre de l’enquête car il aurait vu l’officier quelques minutes avant son décès.

Ci-dessous la déclaration de ses confrères réunis en assemblée générale présidée par le bâtonnier de Brazzaville, Me André François Quenum, lue par Maître Jean Philippe Esseau.

Déclaration solennelle des Avocats du Barreau de Brazzaville

Nous, Avocats du Barreau de Brazzaville, réunis en Assemblée Générale extraordinaire ce jour lundi 20 février 2017 dans la salle d'audience de la Cour d'Appel de Brazzaville relativement à l'interpellation suivie de la garde à vue au poste de Commandement de la Gendarmerie de notre confrère Ludovic Désiré ESSOU, suite au décès du détenu, le nommé Marcel TSOUROU à la Maison d'Arrêt Centrale de Brazzaville ; et ce en violation de l'article 53 alinéa 4 de la loi n°026-92 du 20 août 1992 portant organisation de la profession d'avocat en République du Congo,

Considérant que notre confrère, Maître Ludovic Désiré ESSOU a été interpellé le 18 février 2017 hors la présence de monsieur le Bâtonnier ou de monsieur le Procureur Général près la Cour d'Appel de Brazzaville en violation de l'article précité.

Préoccupés des intérêts de notre confrère et de ceux de l'exercice de la profession d'avocat en République du Congo,

L ' Assemblée générale :

1- Dénonce le non-respect de la procédure ayant abouti à l'interpellation de maître Ludovic Désiré ESSOU
2- Exhorte le Parquet de la République garant des droits et libertés et la Gendarmerie nationale au respect de la loi
3- Exige la libération immédiate et sans conditions
4- Décide de la suspension des activités professionnelles des Avocats devant les greffes et les juridictions, pendant une durée de trois jours à compter du mardi 21 février 2017.

Fait à Brazzaville, le 20 février 2017

L’Assemblée générale.

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