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Dim, Avr

politique
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« Sur instruction du président de la République, je vous notifie la cessation de vos fonctions, en qualité d’ambassadeur […] et de votre rappel définitif. ».

On se saurait être plus sec que ne l’a été Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo pour notifier à seize ambassadeurs congolais leur rappel au pays. La raison de cet oukase brutal daté du 25 janvier dernier qui invite les concernés à « prendre les dispositions usuelles » pour un retour au pays : « le vieillissement de certains chefs de mission, une présence en poste trop longue (entre dix et vingt ans), contrairement à la règle qui fixe le mandat des diplomates à quatre ans, et l’inefficacité », selon le ministre.

Ajouté à ce problème, réel dans certains cas, la crise économique que traverse le Congo depuis la baisse du prix du baril et la gabegie des tenants du régime.

Les « heureux élus », rappelés sont : Marie-Thérèse Avemeka (Namibie), Valentin Olessongo (Maroc), Célestine Kouakoua (Guinée équatoriale), Jean-Marie Mowele (Nigeria), Pierre Michel Nguimbi (Sénégal), Raphaël Malonga (Égypte), Gabriel Entcha Ebia (Centrafrique), Jean-Baptiste Dzangue (Angola) et Gisèle Bouanga Kalou (Cameroun), Jean-Marie Adoua, ambassadeur et délégué permanent du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, Jacques Yvon Ndolou (Allemagne), Luc Okio (Suisse), Félix N’goma (Inde), Aimé Clovis Guillond (Russie), Pascal Onguiembi (Cuba) et Roger Julien Menga (Belgique).

Le Congo n’aura-t-il plus d’ambassadeurs dans ces pays ?  Certaines sources avancent que depuis quelques années Kiki Nguesso disposait d’un réseau qui de toute façon supplantait déjà les chefs de missions diplomatiques et que c’est  ce réseau qui disposait des fonds qui leur étaient en principe destinés. Avec le rappel de tous ces ambassadeurs Kiki devrait donc placer ses pions dans les chancelleries, en prévision de la succession programmée de son père.

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