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Dim, Avr

politique
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Pas une voix PCT ne devrait en principe manquer aujourd’hui mardi 18 décembre lors de la mascarade de vote pour la levée de l’immunité parlementaire d'Okombi Salissa d'ores et déjà décrétée par Sassou en personne. Non que les députés PCT le feraient de gaité de cœur. Dans ce pays transformé en prison à ciel ouvert où l’on peut être assassiné ou arrêté pour avoir levé son petit doigt, les petits soldats du PCT ont peur. Peur pour leur vie ou simplement d'être privé de leur fromage à la veille des élections législatives.

Il n’y aura donc aucun suspens. D'autant que le pouvoir aurait entrepris en même  temps de corrompre  les "  honorables ",  tout en cernant le siège  de l'assemblée par des soldats armés jusqu'aux  dents.  Personne n’ira contrarier un dictateur décidé à terroriser l’opposition, surtout après la mésaventure de son mémorable faux rendez-vous avec Donald Trump et de son retour calamiteux à Brazza à bord d'Air Mayima.

Témoin à charge contre Okombi Salissa, " Jeune Afrique " du parent François Soudan alias « Monsieur Arlette Nonault » a été rappelé à la rescousse. Ce journal a rappelé opportunément le  « parcours singulier [d’Okombi Salissa] qui a échappé à la plupart des commentateurs, lesquels ne retiennent de lui que son statut – récent – d’opposant radical au régime. Ce natif de Lékana, formé en RD Congo et en Ukraine, a en effet directement participé à la guerre de 1997 en tant que chef Cobra (la milice proche de Denis Sassou Nguesso). Sous la direction de Camille Oko, il était le numéro deux du Front 400 face aux troupes de Pascal Lissouba, au cœur de Brazzaville, théâtre de nombreuses exactions de part et d’autre. Ministre de DSN pendant quinze ans et membre du bureau politique du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), il ne s’est jamais séparé de ce que l’on appelle alors son « écurie » : plusieurs centaines de jeunes, originaires pour la plupart du quartier de Poto-Poto à Brazzaville puis de Lékana, chargés entre autres de se mobiliser lors des déplacements du chef de l’État et organisés en quasi-milice sous le couvert d’une association, le CADD-MJ ».

Gageons que JDO et Ndengué (à la manœuvre dans cette opération destinée à remplir les prisons pour faire le vide), qui rêvent de succéder à Sassou contre le fils du dictateur, ne s’arrêteront pas en si bon chemin : après Ntsourou, Mokoko, Paulin Makaya, Ghys Fortuné Dombe..., à qui le tour ? Kolélas ? Frédéric Bintsamou ? Les paris sont ouverts.

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