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28
Mar, Mar

politique
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Notre confrère est victime de la liberté d’expression qu’il a toujours chérie dans son journal " Talassa " : son dernier article, qui décrit par le menu le fiasco de Sassou aux USA lors de son faux rendez-vous avec Donald Trump n’est sans doute pas étranger à son interpellation. Ses autres papiers sur Ndengué et autres officiers de l’armée et de la police ont fait le reste.

Notre confrère, l’intrépide Ghys Fortuné Dombe Bemba a une fois de plus été embastillé. « Monsieur petit a petit b », le surnom donné au Procureur de la République, lui reprocherait d’être en intelligence avec un ennemi de l’intérieur, à savoir Frédéric Binstamou alias Pasteur Ntumi.

A la vérité, notre confrère est victime de la liberté d’expression qu’il a toujours chérie dans son journal " Talassa " : son dernier article, qui décrit par le menu le fiasco de Sassou aux USA lors de son faux rendez-vous avec Donald Trump n’est sans doute pas étranger à son interpellation. Ses autres papiers sur Ndengué et autres officiers de l’armée et de la police ont fait le reste.

Les journalistes congolais travaillant au Congo étant tétanisés par la peur de marquer leur solidarité, quand d’autres ne sont pas complices du pouvoir, nous vous proposons de publier ci-dessous les articles incriminés de notre courageux confrère, objets du " délit ".

 

Talassa

La vérité et le film complets du camouflet d'une visite manquée
Sassou rentre au bercail comme un chien la queue entre les pattes

M. Sassou n'a pas été reçu, mardi 27 décembre 2016, comme prévu par le président élu des Etats-Unis d'Amérique, Donald Trump. Il a traîné dans son avion à l'aéroport de New-York puis à Miami pendant quelque temps. Aucun officiel ou dignitaire américain était sur le tarmac de l'aéroport pour l'attendre : c'était le début du camouflet, avant que, finalement, le dirigeant du Congo-Brazzaville, qui avait quitté en grande pompe son pays, la veille, retourne à Brazzaville, mercredi 28, la queue entre les pattes. L'humiliation n'est pas que présidentielle. Elle est nationale I Et le Cercle de Denis Christel Sassou-N'Guesso et sa sœur devraient s'expliquer.

 Selon des sources dignes de foi, c'est dans le Cercle de Denis Christel Sassou N'Guesso, directeur général de l'Aval pétrolier à la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et sa sœur Claudia Ikia, que ce voyage a été ficelé auprès des lobbies américains. Le but était de nouer de nouvelles relations entre le dirigeant congolais et Donald Trump. Car, le Cercle de « Kiki » sait que le président des Etats- Unis sortant, Barack Obama, n'entretenait pas de bonnes relations avec Sassou, à qui il reprochait le fait de s'accrocher au pouvoir au moyen du changement de la Constitution Or, ce cercle a gardé secrètes ses tractations peu fiables avec les milieux d'affaires américains Aucun membre du gouvernement, aucun diplomate n'était associés aux préparatifs de ce voyage Même l'ambassadrice des Etats-Unis au Congo, Stéphanie Syllivan aurait appris la nouvelle de la pseudo rencontre sur le tarmac !

C'est le dimanche 25 décembre, jour de Noël, dans la nuit, que les ministres et les ambassadeurs étaient invités à se présenter le lendemain, 26 décembre 2016. à l'aéroport de Maya-Maya, pour assister au décollage de l'avion présidentiel. Mais la destination n'était pas indiquée le soir de Noël...

C'est seulement lundi 26 décembre, en pleine piste, que le communiqué officiel, signé par le Directeur de cabinet du président de la République, Firmin Ayessa, leur avait été distribué. Il était dit que le président de la République, président du Comité de haut niveau de l'Union africaine (UA) se rendait aux Etats-Unis pour s'entretenir avec le président Trump sur la crise libyenne et sur d'autres questions Ainsi la destination du voyage présidentiel venait d'être révélée imaginez la surprise non seulement des membres du gouvernement congolais, mais aussi des ambassadeurs accrédités au Congo, parmi lesquels Madame l'ambassadeur des Etats-Unis, Stéphanie Sullivan !

Le relais de ce communiqué a été assuré, d'abord, par Télé-Congo, et les sites de la Présidence de la République avant relayé par le ministre de la Communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla Et le président de la République s'est bel et bien rendu en Floride précisément Miami où se trouvait personnellement Donald Trump.

L'opinion est en droit de reprocher aux organisateurs de ce voyage d'avoir programmé le déplacement de M. Sassou sans avoir bien ficelé tous les contours. Le Secrétaire général du Conseil national de sécurité, le Directeur général de la sécurité présidentielle et leurs précurseurs ont failli à leur mission. Car, ces derniers n'ont pas prévenu à temps leur patron que les choses n'étaient pas claires,

En effet, les organisateurs, sachant bien que Donald Trump n'a pas encore occupé la Maison Blanche à Washington, devraient mettre des précurseurs en route pour Miami, la ville où il réside, dans l'Etat de Floride

Toujours selon certaines indiscrétions, le ministre de la Coopération du Congo, Jean Claude Gakosso, n'était pas aussi au courant, mais curieusement, il faisait partie du voyage. Il a failli à ses missions pour n'être pas entré en contact, ni avec l'Ambassadeur du Congo à Washington, ni avec le Secrétariat d'Etat américain (qui fait office de ministère américain des Affaires étrangères), encore moins avec l'Union africaine, à Addis Abeba (Ethiopie), puisque Denis Sassou N'Guesso avait été désigné membre du Comité de haut niveau de l'Organisation panafricaine sur la crise libyenne.

Le ministre Gakosso pourrait rétorquer en disant que dénis Christel Sassou-N'Guesso et sa sœur ne l'avaient pas associé aux préparatifs du voyage de Denis Sassou N'Guesso pour les Etats Unis Mais à défaut d'être disculpé pour ce tête à tête manqué entre Trump et Sassou, Jean Claude Gakosso devrait prendre son courage des deux mains et démissionner, en signe de protestation contre « Kiki » et sa sœur qui, en réalité, ont marché sur les compétences du ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville. Puisque, aucun expert ni du ministère des Affaires étrangères, ni du ministère de la Défense moins encore d'autres ministères n'ont travaillé avec les hommes de Donald Trump.

Pour confirmer que tout ce qui se dit c’est du bluff, Idriss Déby l'a dit haut et fort que Denis Sassou-N’Guesso n'était pas mandaté par l'UA.

Des leçons à tirer du tourisme de Sassou au pays de l’oncle Sam

D'abord le tribalisme du Président Sassou. Le chef de l'Etat ramène l'Etat à sa famille II nomme ses parents à des postes stratégiques comme la vente du brut congolais, et autres alors qu’ils ne le méritent pas. A quand la rupture ? Puisque, jusque-là, il ne nomme pas l'homme qu'il faut à la place qu'il faut Par ailleurs, le président congolais voudrait que ce genre de «gaffeurs» lui succèdent à la fin de son mandat à la Présidence de la République. Malheureusement, ces hommes ne sont pas vertueux ils ont induit l'institution présidence de la République en erreur. Ils ont très mal négocié ce voyage des 26 et 27 décembre 2016. De plus, ils ont été naïfs auprès les lobbies américains qui les ont rassurés du succès attendu du tête à tête Trump-Sassou. Lui-même. M. Sassou se laisse facilement tromper par ses proches. Nous en voulons pour preuve « ceux qui jouent le double jeu » dans la guerre du Pool.

Enfin, un gâchis financier. Le voyage de M. Sassou aux Etats-Unis a coûté des milliards de FCFA, sortis inutilement du Trésor public congolais. Cet argent aurait pu être utilisé pour payer la dette de l'Etat aux entrepreneurs ayant exécuté des travaux publics ; pour payer les pensions de retraite aux Caisses de sécurité sociale (CRF et CNSS) ; pour payer les salaires de agents du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) ; pour acheter des matelas, des vivres et des médicaments au profit de victimes des inondations et aux sinistrés du Pool.

Hélas ! les rejetons de Sassou-N'Guesso et C* ont plutôt contribué à faire de Sassou-N'Guesso un touriste aux Etats-Unis Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, ne s'était pas empêché de qualifier, en 2006, Denis Sassou N'Guesso de « steward » zélé C'est-à-dire, prompt à monter dans le premier avion pour aller jouer la médiation à l'étranger (comme en Côte d'ivoire ou en Libye), mais lent à dialoguer avec les opposants dans son propre pays. Quel paradoxe !

Il est temps que les gouvernants comprennent qu'ils n'ont pas à trembler devant Claudia Lemboumba Sassou-N'Guesso, Christel Denis Sassou-N'Guesso, Jean Dominique Okemba qui ont fait la honte de toute une République. Les ministres ne doivent jamais exécuter les instructions de ces trois mousquetaires qui devraient aller en prison.

Condamner Firmin Ayessa, Thierry Moungalla et autres pour avoir diffusé cette information, c'est chercher des poux sur les chauves.

Le Révérend Pasteur,

Ghys Fortuné Dombe Bemba

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Enlèvements, tortures, disparitions et tueries massives

JDO, Serges Oboa et le retraité Ndengué pris la main dans le sac. Depuis le passage forcé de Denis Sassou Nguesso à la dernière élection présidentielle du 20 mars dernier, ses acolytes se comportent en véritables bourreaux à l'égard des Congolais. Ils matent, torturent et tuent leurs compatriotes sans pitié ni gêne. Aux actes de barbarie causés par les éléments de la police, s'ajoutent ceux perpétrés par les bandes de Serges Oboa, Directeur Général de la Sécurité Présidentielle (DGSP), lui-même parrainé par Jean Dominique Okemba (JDO), Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité (CNS).

Les enlèvements, arrestations arbitraires et disparitions des leaders et partisans de l'opposition ainsi que d'autres paisibles citoyens ont repris en octobre 2015, peu avant et après le référendum anticonstitutionnel du 25 du même mois. Une frange de la police a été sur la première ligne, avec les fameux Douze apôtres de Ndengué, qui ont semé la terreur dans les quartiers sud de Brazzaville et dans le département du Pool.

Au moment où les paisibles citoyens congolais continuent à dénoncer la police sur les actes de méchanceté, d'autres groupuscules opèrent dans le silence C'est le cas des éléments relevant de la Direction de la sécurité du président de la République (DGSP) et de la Garde Républicaine (G.R) du général Nianga Mbouala. Les faits sont légion.

Le 12 décembre 2016, il y a trois semaines, Jean Gustave Ntondo, secrétaire général du Conseil National des Républicains (CNR), parti de Frédéric Bintsamou, Pasteur Ntumi, muni d'un ordre de mission collectif signé du ministre de l'intérieur Raymond Mboulou qui le mandate pour négocier à Brazzaville avec les autorités sur la crise du Pool, a été enlevé chez lui au château d'eau, nuitamment. La porte de sa maison a été défoncée et tous les appareils électroménagers sont emportés, y compris les téléphones et des billets de banque Bien que cagoulé, par la conversation de ceux qui l’emmenaient et qu'avait pris le sens de la direction que prend le véhicule, lui indiquait qu'il était conduit dans un lieu, à Mpila, dans le camp de la DGSP et de la GR, à côté de la résidence privée du président Sassou Nguesso. Jean Gustave est placé dans une cellule où il n'entend que des bruits de bottes et des chiens, mais le soir, il y a un grand bruit de chiens renifleurs qui entourent sa cellule. Tard dans la nuit, des tirs sporadiques se font entendre, suivis d'un bruit assourdissant des chiens renifleurs. L'on se demande s'il ne s'agit pas là des personnes qui sont tuées et dont les corps sont mis à la disposition des chiens ?

Les deux premiers jours, Jean Gustave Ntondo résiste à la faim qu'on lui propose. II craint d'être empoisonné, comme c'est devenu la pratique à Mpila pour éliminer les opposants. Mais ses bourreaux lui promettent en lingala : « o ko lia kaka, tango nzala eko simba yo » (tu mangeras quand tu auras excessivement faim).

Le troisième jour de son enlèvement, Jean Gustave cède et accepte de manger. Finalement, le quatrième jour, Jean Gustave est entendu par Serges Oboa lui-même en personne, le patron de la DGSP. Ce qui dissipe le doute qu'avaient certains Congolais sur la responsabilité de DGSP et de la GR dans des enlèvements.

Bien avant lui, Kala kala et le neveu de Michel Mampouya étaient torturés dans un conteneur situé vers 45 km où les Israéliens et Serges Oboa forment les troupes spéciales de la présidence de la République.

Le cauchemar de Jean Gustave Ntondo et cohorte était précédemment arrivé à Franck Euloge Mpassi, chargé de la communication et porte-parole du Pasteur Ntumi. Il avait été pris le 26 novembre à 16 heures à Mayanga, par des inconnus dans une VX portant l'immatriculation de la présidence de la République et encadrée par des BJ double cabine. A 20 heures, sa maison fut perquisitionnée de fond en comble par des bérets rouges, plus précisément les éléments de Serges Oboa. Toutes les pièces d'état civil, diplômes, et autres documents pour lui-même, sa femme et ses enfants étaient emportées. Euloge Mpassi avait d’abord passé deux semaines d'isolement dans une espèce de cellule noire, à Mpila, avant d'être jeté par la suite au Commissariat Central de Brazzaville, bien cabossé par 15 jours de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.

Il y a eu plusieurs centaines d'enlèvements, assassinats et disparitions à Brazzaville perpétrés par des sbires de la DGSP et de la GR. Les hommes du retraité Général Ndengué, comme Saddam, qui vient d'inventer les délits de défauts de face et de taille, ainsi que Sabin qui a volé tout récemment un véhicule de marque Coaster de la police avant de le peindre en couleur vert blanc et l'exploiter pendant trois mois sans être inquiété, sont également dans la danse. Plusieurs disparitions aujourd'hui au Pool comme à Brazzaville, sont l'œuvre des bérets rouges et violets, gérés par Serge Oboa et Nianga Mbouala, sur instigation de leur mentor Jean Dominique Okemba.

Heureusement que la loi divine est claire : « Ce que l'homme aura semé, il le moissonnera aussi » ou encore : « Qui sème le vent, récolte la tempête». Jean Dominique Okemba, Serges Oboa, le retraité Ndéngué et Nianga Mbouala sont en train de semer ce dont ils récolteront les fruits demain. Qui ne sait pas que les crimes de guerre et de tortures sont imprescriptibles ? Qui oublie que ces genres de comportement ternissent l'image du pays et de son chef ?

Ghys Fortuné Dombe Bemba

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Les ministres Ganongo. Bininga et Ouosso interpellés


Les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Maléla, Banongo Kengué, Mvoula etc. refusent d'aller à la retraite !

Après la réélection controversée du président Denis Sassou N'Guesso le 20 mars 2016, Celui-ci a lancé un mot d'ordre qui prône « la rupture avec les vieilles pratiques et autres antivaleurs » L'on croyait que les choses iraient comme sur des roulettes. Grosse erreur ! La preuve : les hommes en treilis, ceux-là mêmes qui sont censés mettre de l'ordre dans la Cité sont les premiers à créer le désordre. Tenez ! Au sommet de la Police congolaise, par exemple, se trouvent des officiers supérieurs dont certains sont retraités depuis 2015 tandis que d’autres le sont depuis 2016. Mais ils refusent d’aller s'asseoir, en évoquant des raisons fallacieuses. L'on peut citer, parmi eux, Monkala Tchoumou, porte-parole de la police et Directeur de la sécurité publique (retraité depuis 2015) ; le Général Jean François Ndengué, Directeur de la police ; le colonel Maurice Kengué, Chef du personnel de la police ; le colonel Mvoula- Moukougou, Directeur des frontières à la police. Ces trois derniers officiers supérieurs, retraités en 2016, refusent, malheureusement de partir sous prétexte que, sans eux, la Police ne peut pas fonctionner.

Pourtant, leurs aînés tels que les généraux Pierre Oba et Paul Mbot, ainsi que les Colonels Edgard Mougany, Jean Claude Doudy, Gaétan Obarabassi et consorts, sont allés se reposer, sans faire du bruit. Or, le général Ndengué et sa clique bravent le ministre des Finances, Calixte Ganongo, qui a décidé que les fonctionnaires de l'Etat admis à faire valoir leurs droits à la retraite plient bagage, dès que le glas sonne. De même, ces retraités récalcitrants tutoient le ministre de la Fonction publique, Aimé Ange Bininga, qui a lancé le recensement des fonctionnaires en 2016, pour bouter dehors ceux qui n'ont plus leur place là-dedans, c'est-à-dire ceux qui n'ont plus droit au salaire.

Enfin, ces officiers supérieurs très indisciplinés narguent le ministre du Travail, Emile Ouosso, chargé d’envoyer immédiatement leurs dossiers d'admission à la retraite automatique auprès de la CRF (Caisse des retraites des fonctionnaires).

Pourquoi deux poids deux mesures ?

Face à l'insoumission dont font montre le général Ndengué, les colonels Maurice Nkengué. Mvoula- Moukoungou et compagnie jusqu'à mercredi 4 janvier 2017. Alors que la Force publique à laquelle ils ont appartenu est le symbole de la discipline, la loi devait s'appliquer dans toute sa rigueur Car, « nul n'est censé ignoré la loi » et « nul n'est au-dessus de la loi ». Au cas contraire, le commun des mortels sera en droit de considérer le gouvernement du Congo-Brazzaville comme une entité complaisante, où s'applique la politique de deux poids deux mesures. Le président de la République Sassou-NGuesso. et le Premier ministre, chef du Gouvernement, Clément Mouamba, devraient veiller à ce que 2017 soit l'année non seulement de « la rupture » lancée en 2016 ; mais aussi de la « la rigueur » dans l'application des lois et de « la vérité » sur les mauvaises pratiques dont font montre les prétendus « Intouchables » de la Force publique admis à la retraite La retraite, ce n'est pas la fin du monde, après tout !

Ghys Fortuné Dombe Bemba

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Message du révérend Pasteur Ntumi aux Congolais


Congolaises, Congolais,

La démocratie, la paix, la justice et l'unité nationale, sont des valeurs universelles auxquelles les peuples aspirent partout dans le monde.

La majorité au pouvoir comme l'opposition ont la vocation d’en faciliter l'exercice à travers les idées, les visions, fussent-elles différentes ou contraires. Mais, les ignorer et les bafouer entraîne des divisions, des haines, des guerres, des replis identitaires, et facilite la rédaction de l'histoire des hommes en lettres de sang C'est tout l’opposé de la volonté de Dieu qui a dit dans sa parole : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », fin de citation.

Il a, depuis la préscience, voulu l'harmonie entre les hommes, par le respect, le dialogue et la quête de la paix. Au cours de l'année 2016, l'environnement sociopolitique a été marqué par le fléau de la violence, des violations flagrantes des droits humains, des arrestations arbitraires, des enlèvements et l'insécurité dans les villes et les villages.

Nombreux de ceux qui sont jetés en prison pour délit d'opinion subissent des traitements inhumains et dégradants, au mépris de la loi. Des cas de meurtres ont été enregistrés en nombre important. Au milieu de ce dédale, le fil de la paix s'est trouvé rompu dans notre pays, en général, et dans le département du Pool, en particulier. Ainsi, depuis plusieurs mois, ce département vit dans une sorte de lassitude fatale. Les pleurs, les confiscations des libertés fondamentales, le manque d’assistance des populations qui sont en errance perpétuelle dans les forêts où elles sont exposées aux maladies multiples. Les destructions des habitations, des écoles et des centres de santé, constituent le lot des lourdes conséquences que subissent ces populations meurtries et désespérées de ce département. Ces populations qui ont vidé tous leurs villages se sont déplacées massivement vers les grands centres urbains dans l'espoir de trouver des structures d'accueil. Tout un exode forcé, rempli d'incertitudes Par ailleurs, le Conseil National des Républicains, parti de l'opposition congolaise, pour avoir exprimé son droit démocratique au scrutin référendaire et présidentiel, s'est trouvé muselé, suspendu, et ses membres traqués par le système des tenants du pouvoir.

De même, sans une enquête préliminaire et neutre, les troubles socio-politiques du 4 avril 2016 à Brazzaville ont été attribués aux jeunes proches du Conseil National des Républicains L’Inconscient collectif s'est trouvé stimulé et l'insécurité a vite gagné plusieurs villes et villages de notre pays. Tel est le bilan que l'on fait avec amertume pour l'année qui vient de s'écrouler.

Le Conseil National des Républicains défend les valeurs démocratiques. Il estime que le dialogue est le seul moyen qui peut réconcilier les Congolais, car deux personnes ne peuvent marcher de concert sans s'être convenues La nation congolaise qui est en quête d'identité sûre ne doit se forger qu'à ce prix.
Aussi, le Conseil National des Républicains appelle-t-il la conscience collective à la recherche des solutions idoines pour la paix, la sécurité et l'unité nationale.
La paix, en effet, est un univers varié et étendu. C'est la résolution des problèmes vitaux des hommes. Celui qui est privé de liberté, qui a faim, qui est malade, qui est traumatisé, qui manque de travail, ne peut s'estimer en paix L'unité du nord au sud, de l'est à l'ouest, ne signifie pas résider tous ensemble, dans un seul endroit confiné. Mais bien au contraire, de cultiver le partage des idées, des visions des hommes partout où ils se trouvent, dans le strict respect des opinions des autres et selon leurs besoins, pourvu que la roue du développement ne soit guère cassée. C'est le sens que nous voulons donner à l'année 2017, qui commence ce dimanche jour du repos de Dieu, béni et sanctifié, après que toutes choses soient créées.

C'est une année d'espoir, nous osons l'espérer C'est Dieu qui est le maître de tout, et qui nous inspire. Dans cette perspective, il est loisible que les familles soient à l'écoute de la parole de Dieu, Dieu qui donne les suites favorables à toutes nos sollicitudes.

Sans triomphalisme aucun, il nous faut tirer les leçons du passé, en évitant de compromettre dangereusement la paix II nous faut, à tous et à chacun, lutter pour sa durabilité Car sans elle, aucun développement n'est possible.

Chers Compatriotes,

Le Conseil National des Républicains est de cœur avec les peuples qui subissent aussi le martyr et la désolation : comme ceux du Congo Démocratique, du Gabon, du Cameroun, du Tchad, de la Centrafrique et bien d'autres.

Pourquoi tuer, pourquoi détruire, pourquoi bâtir, pourquoi la paix, pourquoi ne jamais savoir arranger ?

Le Conseil National des Républicains estime que la crise qui prévaut depuis des années est essentiellement politique. Elle ne peut trouver sa résolution globale que par le dialogue inclusif, auquel le Conseil National des Républicains reste toujours ouvert et attaché.

Bonne et heureuse année 2017, que Dieu bénisse le Congo. Vive la paix, vive la démocratie, je vous remercie.

A écouter

Combat pour la liberation des prsionniers piltiques au Congo

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