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Sam, Mar

politique
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La DGST, sécurité de Sassou, interrogée par la famille de l'ancien ministre, a nié le détenir. Ses proches se disent très inquiets de ne pas savoir où il se trouve, et quel sort lui est réservé. « On vient de perdre un frère, arrêté il y a deux mois, et mort sous la torture il y a deux semaines », se désole sa sœur cadette.

Aux dernières nouvelles Okombi Salissa, après avoir été présenté chez Sassou en personne son palais, aurait été conduit au siège de la sécurité politique, dont M. Louamba Moke, président de l’Association pour les droits et l’univers carcéral (Aduc), dit qu'il " est un endroit où la torture est monnaie courante et où les droits de l’homme ne sont pas respectés ".

 

" Mwinda " l'avait bien dit : après la grande humiliation subie aux USA suite au faux rendez-vous avec Trump, il était clair que Sassou allait se venger sur les opposants. La preuve est faite. C'est ainsi que le tyran fonctionne. Il fait diversion, répand un épais rideau de fumée et noie ses propres échecs en brutalisant autrui, en torturant, en tuant. Et on le voit, même un membre important du PCT, ancien ministre, député jouissant de surcroît de l'immunité parlementaire, n'est pas à l'abri. Après Ntsourou, Mokoko, Okombi, qui sera le prochain sur la liste de Sassou-Ndengué, JDO ? Sans doute pas Frédéric Bintsamou alias N'tumi, allié objectif du pouvoir dans le martyre du Pool...

 

(AFP 10/01/17)

 

Congo: arrestation d'un ancien candidat à la présidentielle (sources concordantes)

 

Un candidat malheureux ayant contesté la réélection du président Denis Sassou Nguesso a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi et détenu à la direction générale de surveillance du territoire (DGST) de Brazzaville au Congo, a appris l'AFP de sources concordantes.

"Je confirme à 100% que M. Okombi Salissa a été arrêté", a déclaré à l'AFP une source de la direction générale de la police, sans donner plus de détails.

"On a eu le sentiment que M.Okombi Salissa, qui vivait caché, jusque-là a souhaité se livrer à la police, qui n'a fait aucun effort pour l'arrêter", a déclaré un membre de sa famille qui a confirmé que M. Okombi a été conduit à la DGST.

Jusqu'à la mi-journée mardi, des voies d'accès vers la DGST étaient bouclées, selon le correspondant de l'AFP à Brazzaville.

Trois mois après la présidentielle de mars, M. Okombi, 55 ans, était assigné à résidence surveillée avant de se mettre dans un endroit tenu secret pendant de longs mois.

En décembre, le procureur de la République, André Ngakala Oko, avait écrit à l'Assemblée nationale pour solliciter la levée de l'immunité du député Okombi Salissa pour qu'il réponde de l'accusation de détention illégale d'armes de guerre.

Avec quatre autres opposants, André Okombi Salissa avait constitué un Front pour barrer la route à la réélection de M. Sassou Nguesso, 73 ans, lors de la présidentielle de mars 2016.

Un autre candidat à la présidentielle, le général Jean-Marie Michel Mokoko, est détenu depuis juin pour "atteinte à la sureté intérieure de l’État".

Plusieurs fois ministre de M. Sassou Nguesso, de façon ininterrompue entre 1997 et 2012, M. Okombi Salissa avait basculé dans l'opposition à l'approche du référendum constitutionnel de 2015.

© AFP.

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