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25
Sam, Mar

politique
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C’est le poto poto complet pour Sassou, la honte du Congo, que disons-nous, la honte de l'Afrique. C'est l'histoire d'une pantalonnade, d'une humiliation africaine qui restera dans les annales de la mauvaise diplomatie.

Faisons court. Au lendemain de Noël, Thierry Moungala, griot en chef zélé de Sassou a embouché sa trompette et proclamé urbi et orbi que  son maître à manger s’envolait pour les Etats unis pour une rencontre mardi, en tête à tête avec Donald Trump. Sur les réseaux sociaux, il publiait, triomphant, le communiqué officiel de la présidence de la République où on pouvait lire : « le président de la République Sassou Nguesso est attendu ce 27 décembre aux Etats unis d’Amérique où il sera reçu, en sa qualité de Président du Comité de Haut niveau de l’Union africaine sur la Lybie, par le Président élu des Etats unis, Monsieur Donald Trump ». Le parent de « Jeune Afrique », un dénommé François Soudan, était mis à contribution et relayait d’ailleurs fissa, comme il se doit, l’information.

C'est dans ces conditions qu'Air Sassou one décollait de Brazzaville le 26 décembre pour les USA avec, à son bord, le dictateur flanqué de son ministre des Affaires étrangères Jean Claude Gakosso. Et puis patatras !

Une fois sur place, surprise, « l’homme des masses » apprend qu’aucun rendez-vous n’a été pris pour lui avec Donald Trump ! Surtout, lui explique-t-on, comment imaginer une rencontre avec un chef d’État étranger qui ne sera investi que le 20 janvier 2017 ? Echec et mat !

Aux dernières nouvelles, l’équipe du clan Sassou rechercherait encore le coupable de cette farce à plusieurs millions de dollars, lequel leur a fait gober l’idée que Barack Obama ne serait déjà plus le chef d’Etat des USA. Résultat des courses, Sassou, toute honte, amateurisme et incompétence bus, devra se résoudre, valise sur la tête, soit à visiter la Trump Tower, soit à rencontrer madame Trump, la future First Lady. A moins qu’il ne se rende aux convocations des avocats de M. Mohsen Hojeij (lire ici) lesquels l'attendent depuis longtemps de pied ferme, et qui seraient ravis de le rencontrer...

Mais quels cons !

Lire aussi sur le même sujet l’article de Jeune Afrique

Notre commentaire

Pour éviter l'humiliation complète d'un chef d'Etat qui s'est quand même déplacé, il n'est pas exclu que Trump, par charité chrétienne, rencontre finalement Sassou, quelque part (en Floride, dans une des propriétés privées du milliardaire ?) en catimini, de manière non officielle et sans photographes, histoire de lui sauver la face et les apparences, afin que l'honneur de l'Afrique soit sauf. Mais le mal aura déjà été fait et cela ne trompera personne,  car il existe un monde entre une rencontre officielle annoncée en grande pompe par la palais de la Glacière et une réception privée entre deux portes.

Moralité, à vouloir tenter des coups, à vouloir à tout prix obtenir une reconnaissance internationale après une élection truquée, à vouloir faire un pied de nez à Obama qui avait refusé de le rencontrer, on se retrouve nu et couvert de ridicule (à moins que cela ne soit de... foufou) à la face du monde. C'est l'histoire de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf. Mais quelle bande de connards tout de même ! 

La réaction de notre compatriote Alain Mabanckou après que le Congo soit devenu la risée du monde entier :

Faux rendez-vous avec D. #Trump ? Sassou Nguesso devrait virer sa cellule de communication pour éviter de ridiculiser le nom de notre pays.

23:42 - 27 Déc 2016 · Santa Monica, CA

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