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25
Sam, Mar

politique
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Mardi 7 juillet - 16 h00

Sassou venait tâter le pouls de l'Elysée avant de poursuivre son rêve funeste de mourir au pouvoir, autrement dit de changer la constitution.

Après son entrevue avec Hollande en ce début d'après-midi, le communiqué de  l'Elysée, qui utilise des termes diplomatiques, ne trompe personne. Pas d'exception pour Sassou.

" S’agissant des enjeux d’approfondissement de la démocratie en Afrique, le président français a indiqué son attachement à la préservation et à la consolidation des institutions. Il a rappelé son attachement aux principes de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de l’Union africaine, qui supposent que les réformes constitutionnelles soient fondées sur un consensus ", lit-on.

Autrement dit, Sassou doit se conformer aux principes de l'OIF et de l'UA lesquels condamment  clairement les coups d'Etat constitutionnels à la mode Sassou. Le dictateur doit donc débarraser le plancher.

Avec un tel coup de pouce venu des bords de Seine les Congolais sont confortés dans leur soif d'alternance. Quant au dictateur, il lui reste une arme : à défaut de provoquer une guerre (il sait faire), corrompre toute la classe politique pour obtenir le consensus, celui-là même qu'il évite de toutes ses forces, histoire d'organiser un référendum bidon. Son consensus à lui...

Même Sarkozy n'en veut plus

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Mais que les traîtres du Pool veulent le remettre au pouvoir!

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Sassou vient tester à l’Elysée son rêve de mourir au pouvoir

 Mardi 7 juillet - 10 h00  

Le dictateur vient vendre à l’Elysée aujourd'hui 7 juillet, son rêve de mourir au pouvoir.

Comme il se sait le faire, Sassou a préparé soigneusement sa rencontre de cet après-midi avec Hollande. Muni de sa grande mallette de pétrodollars, il avait de longue date fait du lobbying auprès de la présidence française par ses pairs chefs d’Etat africains interposés. Yaya Boni du Bénin a rendu visite au dictateur avant la visite de Hollande dans ce pays. On rapporte aussi qu’il aurait mis à contribution Alpha Condé, président de la Guinée et vieille connaissance de Hollande qu’il a souvent fréquenté dans l’Internationale socialiste. Sans oublier bien entendu les fétiches censés amener Hollande à de meilleures intentions et qu'il ne manquera pas de porter sur lui...

C’est que l’enjeu pour lui est important : malgré une actualité aujourd'hui défavorable, puisque centrée sur la question de la dette grecque, il s’agira pour lui de vendre son rêve de mourir au pouvoir, autrement appelé changement de constitution, et de tester la réaction de l’Elysée à ce sujet. Certes la position de la France en Afrique est aujourd’hui loin de ce qu’elle fut par le passé. Mais la voix de l’ancien colonisateur compte toujours. Et aujourd’hui la position de la France est connue s’agissant des changements de constitution prônés par les dictateurs africains : « « Je suis attaché à ce que soit respecté les textes constitutionnels, les échéances électorales et les rythmes de la démocratie » a averti Hollande il y a quelques jours lors de son voyage au Bénin. Le parti socialiste français a renchéri, réitérant avec « vigueur son opposition au prolongement au pouvoir des présidents prêts à tout pour garder le pouvoir au-delà des limites imposées par les Constitutions de leur pays », ajoutant qu’ « il est grand temps qu'ils renoncent dès aujourd'hui à leurs projets déstabilisateurs de pays et de régions entières, et qui vont à l'encontre de la volonté des peuples et des enjeux de l'avenir ».

On ne peut être plus clair.

Pourtant Sassou tentera, on s’en doute, de proclamer la souveraineté de son pays, d’expliquer que c’est le peuple congolais qui choisira par référendum s’il est pour ou contre la modification de la Constitution. Bref, une démarche démocratique… Il ne manquera pas  d'agiter le chiffon rouge de la guerre, de l'exemple tunisien ou libyen, bref la théorie " après moi le déluge ".

Avant de s’envoler pour la France, Sassou a lancé un ballon d’essai sous la forme d’un « dialogue national », en réalité un « dialogue des cons » qui devrait débuter samedi prochain et durer… 4 jours. Comme prévu, Sassou s’est arrangé pour que participent à ce monologue du PCT des associations créées de toutes pièces qui s’opposeront à « l’évolution des institutions », de sorte qu’il constatera opportunément l’absence de consensus et donc s’offrira une bonne raison d’organiser le référendum.

A Brazzaville, où le climat politique est tendu du fait des intentions de Sassou, les Congolais attendent que l'Elysée réaffirme clairement, fermement et sans ambiguïté sa mise en garde contre les projets du dictateur de l'Alima. Projet de mourir au pouvoir ou d’imposer son fils comme candidat du PCT. Kiki comme candidat du PCT ? Ça, c’est une affaire intérieure au PCT et des camarades membres.

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