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Jeu, Fév

Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit.

Maître Essou, avocat au Barreau de Brazzaville et l’un des avocats du colonel Marcel Ntsourou a été interpellé dans une rue de Poto Poto, après  avoir été piégé par un coup de téléphone de la police politique de Sassou. Il a été placé en garde à vue depuis samedi dernier. Selon le sieur Moungalla, griot émérite du clan au pouvoir, l'avocat serait prétendument auditionné, comme témoin, dans le cadre de l’enquête car il aurait vu l’officier quelques minutes avant son décès.

Amnesty international dénonce de nombreuses irrégularités  dans la procédure et demande la libération de Paulin Makaya : « Nous on considère qu’il est un prisonnier de conscience car il a été arrêté tout simplement pour avoir donné son opinion ».

« Sur instruction du président de la République, je vous notifie la cessation de vos fonctions, en qualité d’ambassadeur […] et de votre rappel définitif. ».

On se saurait être plus sec que ne l’a été Jean-Claude Gakosso, ministre des Affaires étrangères du Congo pour notifier à seize ambassadeurs congolais leur rappel au pays. La raison de cet oukase brutal daté du 25 janvier dernier qui invite les concernés à « prendre les dispositions usuelles » pour un retour au pays : « le vieillissement de certains chefs de mission, une présence en poste trop longue (entre dix et vingt ans), contrairement à la règle qui fixe le mandat des diplomates à quatre ans, et l’inefficacité », selon le ministre.

Ajouté à ce problème, réel dans certains cas, la crise économique que traverse le Congo depuis la baisse du prix du baril et la gabegie des tenants du régime.

Les « heureux élus », rappelés sont : Marie-Thérèse Avemeka (Namibie), Valentin Olessongo (Maroc), Célestine Kouakoua (Guinée équatoriale), Jean-Marie Mowele (Nigeria), Pierre Michel Nguimbi (Sénégal), Raphaël Malonga (Égypte), Gabriel Entcha Ebia (Centrafrique), Jean-Baptiste Dzangue (Angola) et Gisèle Bouanga Kalou (Cameroun), Jean-Marie Adoua, ambassadeur et délégué permanent du Congo-Brazzaville auprès de l’Unesco, Jacques Yvon Ndolou (Allemagne), Luc Okio (Suisse), Félix N’goma (Inde), Aimé Clovis Guillond (Russie), Pascal Onguiembi (Cuba) et Roger Julien Menga (Belgique).

Le Congo n’aura-t-il plus d’ambassadeurs dans ces pays ?  Certaines sources avancent que depuis quelques années Kiki Nguesso disposait d’un réseau qui de toute façon supplantait déjà les chefs de missions diplomatiques et que c’est  ce réseau qui disposait des fonds qui leur étaient en principe destinés. Avec le rappel de tous ces ambassadeurs Kiki devrait donc placer ses pions dans les chancelleries, en prévision de la succession programmée de son père.

Challenge.fr

Les hauts dignitaires congolais n’ont pas la côte auprès des juges français. Selon nos informations, l’actuel président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, Justin Koumba, âgé de 69 ans, a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire menée à Paris par la juge Patricia Simon. Les enquêteurs de l’Office centrale de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) le soupçonnent d’avoir blanchi en France de l’argent issu de détournements de fonds sur des marchés publics passés par l’Assemblée de Brazzaville. 

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France : Les avoirs de trois opposants africains gelés

Deux opposants tchadiens et un Congolais sont concernés par le gel de leurs avoirs pour une durée de six mois que le ministère français de l'Économie a annoncé mercredi.

"Les fonds, instruments financiers et ressources économiques" des Tchadiens Mahamat Mahadi Ali et Mahamat Nouri, ainsi que ceux du général congolais Ferdinand Mbaou, ont été gelés "pour une durée de six mois", selon trois arrêtés des ministres de l'Économie et de l'Intérieur publiés le 19 janvier au Journal officiel.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Économie n'a pas donné plus de détails sur les raisons de ces gels.

Mahamat Mahadi Ali est le président du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), un mouvement de rébellion armé créé début avril 2016.

Le FACT est une branche dissidente de l'ex-Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), mouvement fondé par l'un des plus influents chefs rebelles tchadiens, le général Mahamat Nouri, également visé par ces sanctions.

En février 2008, l'UFDD, réunie avec d'autres rébellions au sein de l'Alliance nationale (AN) dirigée par Mahamat Nouri, avait mené une offensive sur N'Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Idriss Déby, retranché dans son palais.

Le général Ferdinand Mbaou, installé en France depuis 1999, est quant à lui un opposant déclaré au président congolais Denis Sassou Nguesso.

Ancien chef de la garde présidentielle de Pascal Lissouba (1992-1997), le général Mbaou est parti en exil avec ce dernier en 1997 quand Denis Sassou Nguesso a pris le pouvoir par les armes à l'issue de la guerre civile.

"Mes comptes ont été gelés parce que je m'organise pour aller renverser militairement le pouvoir de Sassou Nguesso", a déclaré Ferdinand Mbaou à l'AFP.

"Je me demande pourquoi (les responsables français, ndlr) m'ont sanctionné, alors que je suis ici depuis très longtemps et qu'ils savent qui je suis et quel est mon point de vue", a-t-il observé.

"Je vais faire un recours. Je ne suis pas terroriste, autrement (le général Charles) De Gaulle était un terroriste", a-t-il ajouté en ajoutant que cette sanction "ne change en rien" sa démarche.

Avec AFP

Lire également l'article de " Libération " sur le sujet

La France gèle discrètement les comptes de trois opposants africains

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