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J'ai compris
19
Jeu, Jan

Pas une voix PCT ne devrait en principe manquer aujourd’hui mardi 18 décembre lors de la mascarade de vote pour la levée de l’immunité parlementaire d'Okombi Salissa d'ores et déjà décrétée par Sassou en personne. Non que les députés PCT le feraient de gaité de cœur. Dans ce pays transformé en prison à ciel ouvert où l’on peut être assassiné ou arrêté pour avoir levé son petit doigt, les petits soldats du PCT ont peur. Peur pour leur vie ou simplement d'être privé de leur fromage à la veille des élections législatives.

Il n’y aura donc aucun suspens. D'autant que le pouvoir aurait entrepris en même  temps de corrompre  les "  honorables ",  tout en cernant le siège  de l'assemblée par des soldats armés jusqu'aux  dents.  Personne n’ira contrarier un dictateur décidé à terroriser l’opposition, surtout après la mésaventure de son mémorable faux rendez-vous avec Donald Trump et de son retour calamiteux à Brazza à bord d'Air Mayima.

Témoin à charge contre Okombi Salissa, " Jeune Afrique " du parent François Soudan alias « Monsieur Arlette Nonault » a été rappelé à la rescousse. Ce journal a rappelé opportunément le  « parcours singulier [d’Okombi Salissa] qui a échappé à la plupart des commentateurs, lesquels ne retiennent de lui que son statut – récent – d’opposant radical au régime. Ce natif de Lékana, formé en RD Congo et en Ukraine, a en effet directement participé à la guerre de 1997 en tant que chef Cobra (la milice proche de Denis Sassou Nguesso). Sous la direction de Camille Oko, il était le numéro deux du Front 400 face aux troupes de Pascal Lissouba, au cœur de Brazzaville, théâtre de nombreuses exactions de part et d’autre. Ministre de DSN pendant quinze ans et membre du bureau politique du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), il ne s’est jamais séparé de ce que l’on appelle alors son « écurie » : plusieurs centaines de jeunes, originaires pour la plupart du quartier de Poto-Poto à Brazzaville puis de Lékana, chargés entre autres de se mobiliser lors des déplacements du chef de l’État et organisés en quasi-milice sous le couvert d’une association, le CADD-MJ ».

Gageons que JDO et Ndengué (à la manœuvre dans cette opération destinée à remplir les prisons pour faire le vide), qui rêvent de succéder à Sassou contre le fils du dictateur, ne s’arrêteront pas en si bon chemin : après Ntsourou, Mokoko, Paulin Makaya, Ghys Fortuné Dombe..., à qui le tour ? Kolélas ? Frédéric Bintsamou ? Les paris sont ouverts.

Le pouvoir de Brazzaville est actuellement sans boussole. Au fond, il s’est considérablement affaibli. En témoignent le niveau de sa barbarie et de sa violence gratuite. Bien plus que son avion Falcon Mayima-Air-Line, c’est l’ensemble des passagers à bord de cet appareil et de son équipage que les américains auraient dû retenir pour de bon.

Notre confrère est victime de la liberté d’expression qu’il a toujours chérie dans son journal " Talassa " : son dernier article, qui décrit par le menu le fiasco de Sassou aux USA lors de son faux rendez-vous avec Donald Trump n’est sans doute pas étranger à son interpellation. Ses autres papiers sur Ndengué et autres officiers de l’armée et de la police ont fait le reste.

Comment se ferait-il que d’aussi gros mammifères, vivant de surcroît en famille de plusieurs individus, se soient déplacés sur 200 km de distance sans attirer l’attention des villageois des localités comme Mayama ou Kindamba qu’ils auraient dû traverser ?

La DGST, sécurité de Sassou, interrogée par la famille de l'ancien ministre, a nié le détenir. Ses proches se disent très inquiets de ne pas savoir où il se trouve, et quel sort lui est réservé. « On vient de perdre un frère, arrêté il y a deux mois, et mort sous la torture il y a deux semaines », se désole sa sœur cadette.

Les enfants de la région du Pool privés de scolarité n’ont eu droit à aucun mot de solidarité dans les vœux de Denis Sassou Nguesso du 31 décembre 2016. Au Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, tout se passe comme si rien ne se passe dans la région du Pool.

Suite à la reprise hier sur notre site de l’article d’ « Afrique Education » intitulé  Le Falcon 7X du dictateur immobilisé pour factures de réparation non payées,  Monsieur Alain Regourd, qui y est cité, nous écrit pour apporter le démenti suivant, que nous publions,  en guise de droit de réponse.

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